Chênes et Baobabs
- La thèse de doctorat vétérinaire du Dr Diallo sur la filière lait - Réciprocité, le maître mot de l'aide au développement ? par Stéphane Lèbre, vice-président d'Ingénieurs Sans Frontières - Rapport sur la situation économique du Sénégal - Une Profession de Foi "humanitaire" - Sur l'inconscient collectif sénégalais (Prof. Moussa Ba) - Sur la problématique de la forêt de Baobab (Pierre Colliere) - Sur les problèmes des femmes sénégalaises et le suivi des prostituées (Marie Senghor-Mané) - sur la réalité du vécu en période d'hivernage - Sur la vie dans le village de Tanguis - Sur la faune et les oiseaux du Sénégal (source JJ Guitard) - Conseils santé pour un voyage au Sénégal |
- Essayer de comprendre le vécu et les réalités locales.
- Respecter les coutumes et les croyances des populations.
- Proposer sans jamais imposer .
- Accompagner et tout faire pour présenter une réponse aux demandes exprimées par les acteurs locaux .
- Ne rien faire qui puisse nuire aux institutions démocratiques du Sénégal.
- Ne pas induire des charges et des obligations non désirées et non respectueuses de l'environnement et du développement durable.
- Ne pas réaliser d'opérations commerciales.
Médecines d'Afrique, Médecines d'occident, quelles traces dans l'inconscient collectif ?
Il faudrait se méfier de ce que nous, scientifiques africains, nous racontons de la médecine traditionnelle car les informations et la perception que nous en avons est forcément une synthèse de deux cultures. Mais par ailleurs, parce qu’elle est synthèse, elle permet de réconcilier deux pôles apparemment contradictoires ou opposés, elle permet peut-être de voir la différence de la différence, c’est-à-dire ce que tous les êtres ont ou ont eu en commun mais que nous avons perdu de vue avec les évolutions différentes de nos deux sociétés occidentale et africaine, des cultures du Nord et de celles du Sud.
Si nous nous réferons à l’histoire, nous voyons que la médecine européenne a été pratiquée par des prêtres et des sorciers et elle a eu à faire face aux crises de possessions et aux esprits malins. La médecine africaine pourrait aujourd’hui servir à mieux comprendre le language de nos émotions et le discours de cet être des profondeurs, « l’arché », que la mécanisation de la société a étouffé, le langage de cette nature que le béton risque de masquer.
La médecine africaine est une médecine qui s’applique à nos angoisses existentielles,ànos peurs traditionnelles, je veux dire nos peurs originelles, même si elles sont mythiques. La peur devant une nature qui se déchaine et qu’on essaie de s’allier voire de domestiquer avec les moyens que même nature nous offre ou avec les moyens que notre esprit met à notre disposition dans cette tradition « verticale », c’est-à-dire transcendante, spirituelle ou sacrée.
La méthodogie du guérisseur :
Un ami, psychanalyste lacanien, me disait un jour :
« Lorsque je vois les tradithérapeutes opérer, je comprends mieux ma manière de travailler, car ces guérisseurs sont les meilleurs psychanalystes que j’ai jamais approché :
- ils ont une excellente écoute et une bonne connaissance du groupe, du milieu,
- dans leur démarche diagnostique, ils essaient de repérer les conflits patents ou latents au sein du groupe, de la famille iu de l’individu (par écoute, divination, oracles),
- ils soignent les maux en utilisant la toute puissance des mots ou du silence pour désamorcer les conflits ou les faire éclater (versets),
- Et en plus, ils sont investis par la collectivité et le patient ; le contrat thérapeutique est basé sur une relation très particulière qu’ils sont tenus d’observer,
- Leur action est aussi préventive des crises et des conflits. »
Mais parler de la technique thérapeutique avant de connaître le soigné, n’est-ce pas un flagrant délit de « médecine interventionniste », oublieuse de l’être humain, et qui ne privilégit que la maladie et la technique ?
Fondements de la personne-personnalité de l’Africain
Freud définit la personnalité par les trois instances du Ca, du Moi et du Surmoi. Le guérisseur analysera la personne-personnalité de son patient à travers trois axes :
- L’axe des relations familiales ou axe horizontal,
- l’axe des relations communautaires ou axe oblique,
- et l’axe des relations avec les dieux, les ancêtres et le cosmos, ou axe vertical ou sacré.
1 - L’axe des relations familiales ou axe horizontal :
La famille africaine est grande, élargie, et joue un rôle important dans le processus d’individuation mais surtout d’hominisation. Les oncles, les tantes (parternelles et maternelles), les grands-parents, les amis de la famille, les alliés, participent tous à divers niveaux dans le choix du conjoint (préhistoire de l’enfant) et dans l’accompagnement de la grossesse en surveillant le régime de la future mère, en contrôlant si les interdits familiaux sont bien respectés, de même que les prescriptions d’offrandes des deux lignées paternelle et maternelle, mais aussi en veillant à ce qu’il n’est pas de transgressions des interdits sociaux. La femme enceinte est ainsi totalement prise en charge par le noyau familial.
A partir de la naissance, l’éducation de l’enfant est assumée par les différents membres de cette famille, chacun en ce qui le concerne. Chez les wolofs, les tantes parternelles, « pères féminins », jouent un rôle très important dans le contrôle des rites familiaux. Tout enfant peut être réprimandé par un membre de la famille, père, mère, oncle, tante, allié de la famille, qui est appelé « père » ou « mère » ; ce n’est que récemment qu’on utilise parfois le terme de « tonton ». Cette observation des phénomènes de prise en charge collective de l’enfant explique l’expression de « pères et mères multiples » dans « l’Oedipe africain ».
L’enfant grandi dans cet environnement et ne se reconnaîtra en tant « qu’ Etre » qu’à travers le regard des autres membres de sa famille. Cet enfant ne pourra jouir de son travail que s’il partage avec sa famille : il en va de sa santé physique et mentale. Il a un devoir à accomplir au sein de la constellation familiale, une hiérarchie à respecter dans partage des biens et des informations et des connaissances car la solidarité est de rigueur.
2 - l’axe des relations communautaires et biolignagère ou axe oblique :
L’appartenance du nouveau-né au groupe n’est totale que si elle est reconnue par tous ses membres ; ainsi les autres membres de la communauté auront également le devoir de surveiller et d’éduquer les enfants de cette communauté. Ceci passe par le respect des règles communautaires et des actes d’allégeance au groupe lors des cérémonies rituelles. Au total, on peut dire que « la communauté est gardienne de la communauté », à travers des rites de passages individuels (baptêmes) et/ou collectifs bien structurés. Le système d’intégration par les rites collectifs est le plus utilisé.
L’Africain est un être de rituels et quand un rite meure, il en créé un autre. Ces rites assurent la cohésion du groupe, des lignées en renforçant les pactes d’alliances ; par exemple, la pratique de la circoncision crée des « frères de sang ».
Ainsi l’individu se définit par sa classe d’âge qui rassemble ceux avec lesquels il a passé ses rites d’initiation et ceux qui les ont initié ; ces initiations le rendent redevable du devoir d’initiation pour les générations à venir. Il est fréquent de voir des intellectuels africains revenir dans leurs villages au moment de la saison des initiations et des rites de passage.
Toute cette structure communautaire, avec ses rites et rituels, puise ses racines dans le mythe fondateur du groupe villageois qui met souvent en perspective le choix du terroir, les luttes avec les génies et les forces du mésocosmos qui ont été vaincues ou avec lesquelles il y a eu un pacte d’alliance. Le héros est souvent un ancêtre-sage qui appartient à la lignée de la communauté. Dès lors, on comprend l’importance des hiérarchies sociales héritées du mythe fondateur du village, qui expliquent, dans les communautés, le respect immense dévolu à certains groupes familiaux. C’est en particulier le cas pour des lignées de guérisseurs : en Afrique, n’importe qui ne peut pas devenir guérisseur, en Europe, tout le monde peut devenir médecin.
3 - l’axe des relations avec les dieux, les ancêtres et le cosmos, ou axe vertical :
La communauté toute entière est tenue de faire acte d’allégeance avec Dieux, les Génies protecteurs et les esprits ancestraux. La perturbation ou la transgression de ces relations met en péril tout le groupe en déclenchant des réactions brutales, parfois insidieuses, souvent irréversible pour le fautif.
4 - L’action du guérisseur :
Il va évaluer lequel (ou lesquels) des trois axes est perturbé par un conflit, une faute ; par là il donnera son diagnostic et ses prescriptions qui pourront être la prise de certaines plantes, en fonction de l’axe identifié. Il pourra également prescrire des thérapies « d’allégeance » ou de « réconciliation » communautaires, ou des thérapies de « résolution de conflit » au sein de sa famille et de sa lignée.
Dè lors, on peut voir et comprendre que la notion de maladie en milieu traditionnel est surtout relationnelle et qu’elle a une signification et un sens pour l’individu, la famille et la communauté ; elle est toujours due à une cause extérieure.
En milieu wolof, on distingue différents diagnostics traditionnels:
- les attaques des Rabb ou esprits ancestraux ;
- l’attaque des Djinn-Seytane, esprits du mésocosmos ;
- la sorcellerie anthropophagique ;
- le maraboutage.
En conclusion
La compréhension de cet univers de croyances est fondamental pour tous ceux qui souhaitent travailler en milieu africain.
Le discours pourrait facilement être considéré comme délirant alors qu’il s’inscrit naturellement dans un registre culturel qu’il convient de décoder.
« Docteur, croyez-vous au maraboutage ? »
Devant cette question, que nous entendons souvent, il faut simplement se rappeler que nos croyances personnelles ne sont pas importantes devant un patient. Pour le médecin, il s’agit surtout d’aller à la rencontre de l’autre pour comprendre ses représentations, ses peurs, ses angoisses, en un mot, sa demande d’être humain souffrant. Alors et alors seulement, nous pourrons apporter, avec notre science, l’aide, ou une aide, qui pourrait être efficace pour soulager celui qui est en face de nous.
Ce cheminement nécessite un exercice personnel de synthèse, non seulement culturel, mais aussi dans notre être profond, « dans nos tripes » !
Nous sommes obligés en Afrique de faire cette synthèse en permanence pour découvrir l’humain et rencontrer l’autre.
Si l’utilisation de la technologie occidentale s’effectue sans la pratique de cette synthèse, le devenir de la relation médecin-malade risque d’être compromis. Cette remarque est également valable pour le médecin qui travaille dans le domaine « humanitaire ». Il ne faudrait pas qu’il essaye de définir les maux dont souffre l’Afrique mais plutôt de rencontrer l’Afrique, d’essayer de la comprendre afin que l’aide envisagée soit efficace et opérationnelle.
Il faut refuser de tomber dans le travers de ceux « qui savent tout » et qui prétendent connaître la meilleure manière de régler les problèmes des autres, sans leur demander ce dont ils ont vraiment besoin !
Il faut refuser de soigner une jambe cassée alors que le sujet souffre d’une otite. Il faut savoir agir en toute humilité
C’est parce que je ne doute pas que l’action de « Solidarité Médicale Bourbonnais Sénégal » s’inspire de ces principes qu’elle sera plus adaptée, plus efficace et mieux appréciée.
Professeur Moussa Ba
"LA SANTE DES FEMMES ET LE PROBLEME DU SUIVI DES
PROSTITUEES AU SENEGAL "
PAR MADAME MARIE SENGHOR MANE
SAGE-FEMME D'ETAT - DISTRICT SANITAIRE DE THIES COLLOQUE DU VENDREDI 6 OCTOBRE 2000 - "PAYS D'ALLIER, PAYS D'AILLEURS…" organisé par le Conseil Général de l'Allier
Les problèmes de santé des femmes constituent une préoccupation de premier plan, en raison de leur diversité et de leur complexité. En effet, la précarité des conditions de vie des femmes, leur charge de travail, la fragilité de leur état nutritionnel, les grossesses multiples et rapprochées et leurs multiples charges sociales sont autant de contraintes qui pèsent sur leur santé. C'est le statut de la femme qu'il faut promouvoir pour créer les conditions de l'amélioration de son état de santé.
Pour mieux aborder ce sujet, il serait bon d'aborder en premier lieu le profil sanitaire de la femme sénégalaise dans les années 60.
Cependant, il est à souligner qu'il est très difficile de dissocier la santé de la femme de celle de l'enfant. Cela laisse supposer que sa santé est seulement liée à son rôle de mère, qu'en dehors de ce rôle, elle n'a pas de besoins spécifiques de santé. Les politiques menées actuellement qui lient la santé à celle de l'enfant et plus globalement au bien-être familial confortent cette idée.
On sait également que les modèles de santé et de médecine sont, avant tout des modèles biomédicaux, malgré les efforts actuels pour rompre ce schéma. Or, comme on va le voir, nombre de maladies qui affectent les Sénégalaises ne peuvent pas être traitées en dehors de leur environnement physique, social et moral.
Enfin, les informations nécessaires à une analyse exhaustive et approfondie de la santé de la femme ne sont pas toujours disponibles. Aussi, a-t-on été souvent amené à extrapoler à partir de données hospitalières.
I - PROFIL SANITAIRE DE LA FEMME SENEGALAISE DANS LES ANNEES 60
La période des indépendances a été caractérisée, au plan sanitaire, par de vastes programmes de lutte contre les grandes endémies qui constituaient une sur-priorité. La santé de la femme ne faisait l'objet d'aucun programme spécifique et s'intégrait d'une manière générale à l'ensemble des activités sanitaires. Cette période est également marquée par l'adhésion profonde des populations aux pratiques traditionnelles et l'utilisation relativement faible des services de santé de type occidental.
A - PATHOLOGIES DOMINANTES
Les trois maladies pestilentielles les plus fréquentes, avant les indépendances, étaient la Peste, la Fièvre jaune et la Variole. Grâce à la lutte contre les vecteurs et, surtout, à la vaccination, ces maladies ont pratiquement disparu, sauf de rares cas de fièvre jaune.
Mais les grandes préoccupations des années 60 tournaient autour du Paludisme, de la Tuberculose, de la Trypanosomiase humaine ou maladie du sommeil, de la Syphilis endémique, de la Lèpre et de quelques maladies cosmopolites.
Le Paludisme reste un véritable problème de santé publique. C'est une endémie parasitaire qui couvre tout le pays, avec un indice plasmodique plus élevé pendant l'hivernage. Il intéresse chaque année prés du tiers de la population.
En 1960 - 1961, 51 % des femmes étaient atteintes. L'affection est plus sévère chez l'enfant et la femme enceinte.
La tuberculose est un fléau, notamment dans la vallée du fleuve Sénégal. En 1963, 3565 cas ont été diagnostiqués, dont 46 % de femmes. Sa progression rapide explique que la vaccination au BCG ait été inscrite dans le plan de développement du Sénégal.
La Trypanosomiase humaine ou maladie du sommeil, est localisée au niveau de la petite côte et de la Casamance. La lutte contre le vecteur a fait nettement reculer la maladie.
La Syphilis endémique affecte, en particulier les Peulhs et les Hal pulareen de la vallée du fleuve. Le milieu social, la mauvaise hygiène et les conditions d'habitat expliquent la sérénité de la maladie dans la vallée du fleuve.
La Lèpre touche 40.500 personnes recensées dont 42 % des femmes en 1962.
B - PATHOLOGIES COSMOPOLITES
Les affections cardio-vasculaires
Ces affections sont plus fréquentes et plus graves chez la femme que chez l'homme en raison des grossesses rapprochées et répétées, la limitation des naissances étant encore considérée dans ce pays fortement islamisé, comme faute grave.
LA STERILITE
En 1961, 10 % de la population féminine en âge de procréer étaient stériles. La stérilité est un problème médical, mais surtout dans une société pro-nataliste.
Pourquoi la stérilité pose-t-elle d'abord des problèmes à la femme ? C'est que la culture africaine fait de la femme, le vecteur de la reproduction à la fois biologique et sociale.
La première réaction de la femme sans enfant est de se considérer comme responsable de l'infécondité.
Elle se culpabilise d'emblée consciemment ou inconsciemment, sans pour autant s'administrer la preuve d'une éventuelle responsabilité de son partenaire. Ainsi, dans la plupart des sociétés africaines, la stérilité est-elle une source de frustrations et d'angoisses pour les femmes, pouvant mener à de graves dépressions. Les réactions souvent négatives, voire agressives dont elle peut faire l'objet, peuvent mener son conjoint au divorce, à la polygamie ou au remariage à des femmes plus jeunes pour lui permettre de contourner son incapacité à procréer.
C - MORTALITE MATERNELLE
Peu d'informations sont disponibles à ce sujet dans les premières années de l'Indépendance.
Il ressort du rapport du Ministère de la Santé Publique et des Affaires Sociales ( 1961 ) que, sur un total de 35.208 accouchements et avortements, on notait 193 décès maternels, soit 0,0054 %. Les causes de décès n'ont pas été précisées.
Les causes de mortalité féminine ont connu cependant un recul lié à l'action des services de santé, de l'alimentation et de l'hygiène.
D - PRATIQUES TRADITIONNELLES
Il faut d'abord souligner que toutes les pratiques concernant la santé des femmes ne leurs sont pas nuisibles. Il faut le dire avec d'autant plus de force que ces pratiques, notamment médicales, sont les seules dont elles disposent " Là où il n'y a pas de Docteur. Alors les femmes sont les premières, voire uniques responsables des soins de santé au sein de la famille, leurs connaissances médicales ou nutritionnelles, adaptées à leur environnement physique et social, sont rarement considérées comme de vraies technologies de la santé ou de l'alimentation. Elles sont plus perçues comme objets ou consommatrices des services médicaux que sujets ou acteurs de ces services.
Les pratiques dont on parle ici sont celles qui affectent véritablement la santé des femmes à savoir notamment, l'excision, l'infibulation, le mariage précoce, les accouchements domestiques, les interdits alimentaires etc… elles touchaient principalement la population rurale qui représente 80 % de la population vers 1960 et environ 60 % aujourd'hui.
2. ETAT DE SANTE ACTUEL DE LA FEMME SENEGALAISE
A. Mortalité
Il existe plusieurs causes de mortalité, mais la maternité est un des risques les plus importantes pour la santé des femmes.
Ø Mortalité maternelle
La mortalité maternelle est une question mal évaluée. Au Sénégal, le taux moyen est estimé à 666 pour 200 000 naissances vivantes. Approximativement 9 décès surviennent tous les jours.
Si les causes de ces décès maternels sont purement médicales, les facteurs qui en favorisent la survenue sont d'ordre économique, démographique et ou socio-culturel et renvoient d'une manière générale, au niveau du développement des pays concernés.
Pour l'essentiel, les causes de décès matériel le plus souvent enregistrés sont :
- les hémorragies qui peuvent survenir surtout au cours de l'accouchement ou d'un avortement provoqué mais également en cas de rupture utérine ou de grossesse extra utérine ;
- L'infection résultant généralement des mauvaises conditions d'hygiène et de la précarité des soins à l'accouchement et dans les suites de couches ;
- La toxémie, complication d'une hypertension artérielle de la grossesse ;
- L'anémie par carence nutritionnelle, parasitose intestinale ou paludisme ;
- La dystocie mécanique qui prolonge le travail et retarde d'accouchement ;
- L'épuisement physique consécutif à des grossesses multiples et rapprochées, témoin d'une fécondité mal maîtrisée sans être une cause directe de décès maternel, il crée des circonstances aggravantes, en fragilisant le terrain.
Aussi l'importance de l'intervention des facteurs environnementaux défavorables contribue à la mortalité élevée des femmes.
§ Le manque de personnel qualifié
§ Le sous - équipement des infrastructures
§ L'accès difficile aux médicaments
§ L'analphabétisme, l'ignorance et la pauvreté.
Il faut évoquer ici l'avortement et plus spécifiquement l'avortement provoqué clandestinement (APC) qui pose des problèmes médicaux et éthiques graves. L'avortement est illégal au Sénégal. Il ne peut être autorisé que dans des cas thérapeutiques visant à préserver la santé de la mère.
Ø Les autres causes de mortalité
Il s'agit de maladies générales ; infectieuses et parasitaires ( 48,3 % en 1970), nutritionnelles (27,7 % en 1970) circulatoires (17,30 % en 1970) et respiratoires (13,8 % en 1970).
B. Etats morbides
· M.S.T. / SIDA
La situation épidémiologique du VIH est peut - être mieux maîtrisée, compte tenu de la surveillance sentinelle menée depuis 1989, sur les femmes enceintes, les hommes atteints de MST et les prostituées, les malades hospitalisés.
Cette surveillance montre une prédominance de l'infection à VIH2. Néanmoins, alors que la prévalence de VIH1 augmente progressivement. Les chiffres de 1994 montrent cependant que la prévalence est toujours assez faible chez les femmes enceintes alors qu'elle est importante chez les prostituées.
C'est peut-être le lieu de décrire très succinctement une des stratégies de contrôle et de prévention sur ces maladies sexuellement transmissibles qui vise à réduire au minimum leurs effets néfastes sur la santé des populations.
Au Sénégal, le principe de la législation sénégalaise en matière de prostitution tiré du code pénal est celui de la tolérance mais sous trois réserves qui portent sur l'interdiction du proxénétisme, du racolage de la direction ou de la gestion de l'établissement de prostitution.
Aussi, il est fait obligation à toute prostituée de s'inscrire au fichier sanitaire du centre IST de sa localité, qui lui délivre un carnet sanitaire pour suivi médical.
Cette inscription est transmise à l'autorité de police qui peut inopinément procéder des contrôles dans les lieux de divertissement ( bars, restaurants, night - club ) pour s'assurer de leur suivi médical.
Des séries d'examen périodiques leur sont imposées.
· Tous les mois
- Visite sanitaire simple : examen physique et si pas d'observation gynécologique, signature du carnet sanitaire.
· Tous les deux mois
- Visite sanitaire complète : examen physique gynécologique, prélèvement vaginal au niveau du laboratoire périphérique.- Si pas d'observation, signature du carnet sanitaire.
- En cas de dépistage de gonococcie, le carnet sanitaire est retiré pour 5 jours et un traitement est prescrit.
· Tous les six mois
- Visite sanitaire complète accompagnée :Ø D'une sérologie syphilitique et rétro virale au niveau du laboratoire périphérique.
Ø D'un test rapide et d'un test Elisa au niveau des hôpitaux régionaux pour le dépistage du SIDA.
Ces tests seront confirmés par le test WESTERN BLOT au niveau des hôpitaux de Dakar.
Cependant, il est bon de souligner les difficultés rencontrées au niveau de ce suivi médical qui sont liées à plusieurs facteurs :
- du retard qu'accusent les résultats d'analyse (sérologie, test) ;
- absence de moyens matériels surtout de laboratoire ;
- le non respect des rendez-vous périodiques des prostituées ;
- le manque de formation continue du personnel médical ;
- le manque de politique de prise en charge des prostituées atteintes du SIDA ;
- le non respect de la prise de médicaments prescrits.
· Les autres pathologies
Je me limiterai seulement de les citer :
- Le diabète ;
- l'obésité ;
- les cancers féminins (sein, utérus) ;
- la dépigmentation de la peau (xessal).
C - Pratiques traditionnelles ayant un effet sur la santé des femmes
On évoquera ici que les pratiques traditionnelles ayant des conséquences néfastes voire désastreuses sur la santé physique et mentale de la femme.
1. Les mutilations sexuelles
L'excision et l'infibulation sont des mutilations sexuelles. Leur pratique encore concerne environ 15 % de la population. La fréquence de l'excision varie selon les zones et les ethnies. Les foyers recouvrent les zones Hal Pulaar et celles d'influence mandeng, y compris en pays Joola. En zone urbaine, elle est pratiquée par les Soninké et certains groupes Bambara et Hal Pulaar.
Les conditions dans lesquelles se pratiquent traditionnellement excision et infibulation en l'absence d'anesthésie et de préparation psychologique, peuvent être sources d'états de choc et de peur incontrôlable chez la fillette et la jeune fille. Des effets néfastes aigus nécessitent une prise en charge urgente.
- une hémorragie parfois mortelle ;
- une infection aiguë liée à l'utilisation d'un matériel mal stérilisé : tétanos, septicémie, abcés vulvaire, transmission potentielle du VIH ;
- des traumatismes génitaux : lésions d'organe de voisinage, lésion utérale, source de rétention d'urine et d'infection urinaire.
Mais plus qu'un problème de santé, les mutilations sexuelles posent un problème éthique. Sont-elles (encore) morales ? Mutiler le sexe des femmes, c'est en tout cas, agir sur leur santé physique et mentale ; c'est une violence de plus faite sur leur corps et leur esprit.
2. L'accouchement
En milieu traditionnel, l'accouchement est interprété comme une épreuve qui situerait la femme entre la vie et la mort. Ceci est d'ailleurs illustré par le dicton " elle est sauvée de la mort " (mucc na en wolof) pour dire qu'elle a accouché.
Il existe très souvent une préparation " psychologique " à la douleur pour aiguiser le courage de la parturiente. En effet, crier ou extérioriser sa souffrance, au cours de l'accouchement est considéré comme une honte, un déshonneur pour toute la famille.
Ce mutisme peut, quelquefois, conduire à des diagnostics tardifs de situations aiguës telles une non progression du fœtus et une souffrance fœtale qui nécessitent une intervention immédiate.
3. Les mariages et les grossesses précoces
L'âge moyen au premier mariage se situe, encore de nos jours, autour de 15 ans. Le mariage peut survenir déjà vers dix ans. Pour nombre de familles, ces mariages précoces, généralement arrangés ou forcés, permettent de prévenir le vagabondage sexuel et le déshonneur que constitue la grossesse hors mariage, dans la famille, notamment chez les adolescents.
Ces unions peuvent également constituent un placement de la jeune fille qui assure un soutien matériel substantiel à la famille.
En cas d'éche du mariage arrangé ou forcé, les conséquences sociales peuvent être graves : fugues multiples, abandon du domicile conjugal, divorce, prostitution.
Au plan médical, les conséquences peuvent être désastreuses. Le développement insuffisant des voies génitales de la jeune fille, peut gêner le déroulement de la grossesse avec, pour conséquence, la prématurité.
En outre, lors de l'accouchement, le fœtus progresse difficilement dans la filière génitale maternelle, un travail prolongé, une mortalité périnatale, une atteinte neurologique avec paraplégie etc.
CONCLUSION
La santé devrait être des priorités pour promouvoir le développement du pays et assurer un justice sociale. Les orientations des différents plans ont cherché à améliorer les conditions de santé des populations avec un accent particulier sur les groupes les plus exposés, les plus atteints et les plus démunis, à savoir les femmes et les enfants, en tenant compte de l'unicité du système national de santé. La stratégie qui se voulait fondée sur une médecine de masse, préventive, éducative et sociale, s'est traduite, en 1978, par la politique des soins de santé primaires avec pour objectif " la santé pour tous en l'an 2000 ".
La santé maternelle et infantile et la planification familiale en sont des composantes de base. Mais force est de reconnaître les multiples obstacles à l'encontre d'un tel projet.
Marie Senghor Mané
Sage-femme DE
Tout le long du jour, sur les longs rails étroits
Volonté inflexible sur la langueur des sables
A travers Cayor et Baol de sécheresse où se tordent les bras les baobas d'angoisse
Tout le long du jour, tout le long de la ligne
Par des petites gares uniformes, jacassantes petites négresses à la sortie de l'école et de la volière
Tout le long du jour, durement secoué sur les bancs du train de ferraille et poussif et poussiéreux
Me voici cherchant l'oubli de l'Europe au coeur pastoral du Sine.
Léopold Sedar Senghor
A toi qui a su rencontrer mon regard, A vous qui marchez sans me voir
Caressés dans un souffle
D'inconstante fraicheur,
Envahis du silence
Crépitants de mille becs,
Les corps drapés s'avancent.
Majestueuse langueur
Des ombres du désert.
Les mots perdent leur sens ;
Souffrances inexprimables,
Sourires chargés d'espoir.
Loin des mots prononcés,
Le regard, par instant,
Dans un rêve éveillé,
Inspire un doux parfum.
Et, toujours ... l'impuissance.
Et deux mondes se croisent,
Compagnons d'un destin,
Aussi proche que lointain.
Enveloppés de moiteur,
Dans des corps tiraillés,
Les esprits se regardent
Dans le miroir du sable,
Et le vent du désert
Brûle notre détresse.
Alain Bréant
Dakar, 31 août 1998
Tu es Belle,
Belle et fragile !
Belle et docile,
Dans ce monde si cruel.
On se prend à t'aimer,
A te vouloir rebelle,
Et ton sourire figé,
Me laisse un goût de sel.
Tu sais si bien cacher,
Toutes tes cicatrices,
Tu sais si bien parler,
Qu'on oublie d'être triste.
Sénégal, oh, sénégal,
Reine d'un carnaval
Qui cherche encore son Roi,
Comprends-tu mon émoi ?
Alain Bréant (décembre 2000)
Compte-rendu
de la mission d'avril 2001 : Tanguis
et les environs
par Marie-Claude Guth (infirmière DE), Reine Perrin (institutrice) et Anna Tardif (infirmière DE)
Objectifs : Appréhender les structures villageoises de santé publique
Nous étions dans un village, Tanguis, situé à 100 Km au Sud de Dakar, logées dans une famille sénégalaise, parente de notre guide, Pape Ali Pouye.
A - Généralités
1°) Les maladies les plus souvent rencontrées :
- le grand fléau reste le paludisme (traité par la chloroquine)
- les bronchites et affections ORL sont fréquentes ;
- Le tétanos néo-natal serait en forte régression grâce à la vaccination des femmes enceintes ;
- La méningite : 3 décès auraient été déclarés l'année précédente ; les symptômes de la méningite seraient pour la plupart des villageois assimilés à des signes d'envoûtement et les malades seraient d'abord conduits chez le guérisseur, d'où un retard dans le traitement.
- La tuberculose : quelques cas difficiles à soigner ; les malades ne suivraient pas correctement leur traitement pourtant pris en charge complètement par l'OMS.
- Les maladies infantiles (rougeole, varicelle, etc.) : les enfants arrivent tardivement au poste de santé ; ils seraient souvent déshydratés et en mauvais état général avec un taux de mortalité élevé.
- Le SIDA : il n'y aurait pas de cas déclaré ; les analyses seraient possibles au centre de santé de Mbour.
- L'anémie serait très fréquente ;
- Les diarrhées secondaires aux parasitoses seraient très fréquentes ;
- La Syphilis : quelques cas seraient encore rencontrés.
- Les infections vaginales seraient très fréquentes. Elles sont souvent traitées par des antibiotiques.
2°) L'alimentation : Peu de légumes frais, peu de fruits et de laitages, peu de viande.
3°) Il y aurait peu de cancers et de dépressions nerveuses.
4°) La contraception :
Elle commence à être demandée par les femmes et nécessite l'accord du mari et souvent du chef religieux, après discussion avec l'infirmier .
Il y a peu de prescription de pilule (trop chère et prise quotidienne trop contraignante) ; la contraception consiste le plus souvent dans un injection IM trimestrielle de progestatif retard (ex. Dépo-Provera ) : 100 femmes traitées à Ngaparou, 8 femmes traitées à Djillakh.
L'OMS fournit gratuitement en préservatifs les postes de santé .
L'avortement est interdit mais il se pratiquerait par ingestion de plantes.
5°) Quelques chiffres :
Prix des consultations : 100 FCFA pour un enfant ; 200 FCFA pour un adulte ; Le prix des consultations et la marge obtenue sur le prix des médicaments set à rémunérer l'adjoint de l'infirmier et les matrones (par exemple, en mars 20001 leur rémunération fut de 5600 FCFA)
Prix d'un accouchement : 2250 FCFA (dont 250 FCFA pour le matériel utilisé)
Prix d'un transport par taxi pour aller de Tanguis à Mbour : 5000 FCFA
L'infirmier est fonctionnaire de l'Etat . (salaire entre 500000 FCFA et 100000 FCFA)
B - Les postes de santé
1) Ngaparou (environ 2500 habitants) : L'équipe est constituée :
- d'un infirmier diplômé, Camara Mamerou ; il a fait quatre ans d'études et remplit le rôle d'un médecin généraliste ; il a également un rôle administratif (il remplit quotidiennement un registre où sont notées les consultations avec diagnostic et traitement).
- d'un adjoint (il gère et distribue les médicaments - il a fait deux ans d'études) ; les médicaments génériques sont achetés mensuellement à la pharmacie centrale et revendus avec un petit bénéfice ; l'adjoint remplace l'infirmier en cas d'absence.
- De trois matrones formées en 8 mois à la maternité de l'hôpital de Mbour ; elles s'occupent du suivi des futures mères à partir du 3è mois de grossesse et ce, tous les deux mois jusqu'à la naissance. Elles effectuent les accouchements (21 par mois environ). Dans le suivi de la grossesse, si elles dépistent une difficulté ou un risque d'accouchement difficile, les futures mères sont dirigées, pour l'accouchement, à l'Hôpital de Thiès. Auparavant, il y a passage obligé au centre de santé de Mbour.
La réputation d'un poste de santé dépend de la compétence et de l'humanité de l'infirmier, chef de poste ; le poste de santé de Ngaparou, auparavant délaissé, a pris un essor considérable depuis l'arrivée de Camara, il y a deux ans.
2) Tene Toubab (environ 1300 habitants) : Lors de notre visite, l'infirmier était absent ; aux dires des villageois, c'est chose courante ; nous avons rencontré son adjoint qui nous a servi de guide.
- la maternité est dans un état de saleté repoussant ; d'ailleurs, les femmes du village iraient accoucher à Nguekokh ;
- la salle de soins est vétuste et sale.
- La matrone nous a reçu froidement à son domicile (ce fut la seule).
3 ) Djillakh (environ 2300 habitants) :
Petite structure mais propre avec une salle pour les accouchements et la mise en observation ;
- L'infirmier nous a semblé très compétent et humain ;
- Particularité : deux femmes formées en diététique appliquent le programme national établi pour lutter contre les carences alimentaires ; elles pratiquent des réunions de groupes de femmes pour diffuser l'information.
par Jean-Jacques Guitard
Quartier Dandarelet
83460 - Les Arcs sur Argens
N'Dangane sur les rives du Saloum. balade sur le fleuve, sur les bolongs, en pirogue à moteur, en brousse à pied ou sur une carriole tirée par un cheval. Pratique, ça passe partout, sur le sable, sur les tanns, zones marécageuses gagnées par le sel.
Gouloumbou, dans la partie haute du fleuve Gambie, dans le Sénégal oriental. parc du Niokolo Koba, visité pendant 2 jours à partir de Gouloumbou, il vaut mieux y aller en fin de saison sèche. A ce moment-là les mares sont plus rares, la concentration des animaux y est à son maximum. Là, en Novembre, il s'avère difficile de voir des animaux, l'herbe est très haute, les " feux précoces " n'ayant pas encore été déclenchés. Le grand calao d'Abyssinie, tant espéré par Denis est resté invisible !
le Parc du Djoudj, lors de la découverte sportive (à la perche) d'un très intéressant chenal. Je rêvais de retourner voir ce chenal de l'intérieur après l'avoir longé à pied aussi loin que possible en janvier 99. Arrivés à distance respectueuse, nous observerons longuement à la lunette une " héronnière " pleine de tantales ibis, anhingas, avec progéniture, pélicans gris, spatules d'Afrique… Autour, des dizaines de hérons pourprés, de grues couronnées, des centaines de sarcelles d'été, de bihoreau, etc.…
Le deuxième moment fort, c'était à Dakar. Avant de reprendre l'avion, je suis allé faire un tour rapide sur les îles de la Madeleine et là, en guise d'au revoir, j'ai admiré de (trop !) près les évolutions d'une merveille, le phaéton à bec rouge (c'est le célèbre " paille en queue " de la chanson réunionnaise…).
Guides utilisés :
- "Les oiseaux de l'Afrique de l'Ouest" de Serle et Morel chez Delachaux & Niestlé
- "A field guide to birds of the Gambia and Senegal" de Barlow/Wacher/Disley chez Pica Press.
Abréviations : DAK : Dakar (ville et îles de la Madeleine), GOU = Gouloumbou (30 km au Sud de Tambacouda, sur une boucle du fleuve Gambie - Sénégal oriental), PNNK = Parc national du Niokolo-Koba, PNOD = Parc national du Djoudj, parfois il s'agit de l'extérieur du PNOD (zone tampon), SAL = delta du Saloum (secteur de N'Dangane). La Gambie : comprendre le fleuve Gambie dans sa partie haute, sénégalaise.
Surligné en jaune, les espèces menacées.
Liste des oiseaux observés au Sénégal du 12/11 au 3/12/2000.
PHAETHONTIDAE
Phaéton à bec rouge Phaethon aethereus Red-billed Tropicbird 7 à DAK
PELECANIDAE
Pélican blanc Pelecanus onocrotalus Great White Pelican SAL et X 1000 PNOD
Pélican gris Pelecanus rufescens Pink-backed Pelican SAL et X 10 PNOD
SULIDAE
Fou de Bassan Morus bassanus Northern Gannet 1 immature mazouté recueilli par les gardes du parc des îles de la Madeleine
PHALACROCORACIDAE
Cormoran africain Phalacrocorax africanus Long-tailed Cormorant n SAL 2 à GOU, n PNOD
Grand cormoran Phalacrocorax carbo Great Cormorant n PNOD
ANHINGIDAE
Anhinga d'Afrique Anhinga rufa African Darter Nbrx (X10) au PNOD avec juv.
ARDEIDAE
Blongios nain Ixobrychus minutus Little Bittern 1 à GOU*, 1 au PNOD
Bihoreau gris Nycticorax nycticorax Black-crowned Night-Heron Peu vu dans le SAL, plus fréquent à GOU, des milliers en vol au crépuscule dans un secteur du PNOD
Héron crabier Ardeola ralloides Squacco Heron 2 SAL 2 GOU, peu au PNOD
Héron garde-bœufs Bubulcus ibis Cattle Egret n à GOU, n PNOD
Héron à dos vert (Petit) Butorides striatus Green-backed Heron Nombreux à GOU, 1 au gué de Damantan (PNNK)
Aigrette ardoisée / Héron noir Egretta ardesiaca Black Egret Une dizaine sur une des îles du Saloum
Aigrette des récifs Egretta gularis Western Reef Egret Très nombreuses dans le SAL
Aigrette garzette Egretta garzetta Little Egret SAL, n au PNOD
Aigrette intermédiaire Egretta intermedia Intermediate Egret SAL
Grande Aigrette Egretta alba Great Egret SAL GOU PNOD
Héron cendré Ardea cinerea Grey Heron SAL GOU PNOD PNNK DAK
Héron pourpré Ardea purpurea Purple Heron SAL assez fréquent, 10nes au PNOD
Héron goliath Ardea goliath Goliath Heron très présent dans un secteur du SAL
Héron mélanocéphale Ardea melanocephala Black-headed Heron Des dizaines ds une île du SAL
SCOPIDAE
Ombrette d'Afrique Scopus umbretta Hamerkop Très nombreuses à GOU, sur la Gambie et PNNK
CICONIIDAE
Tantale ibis Mycteria ibis Yellow-billed Stork Dizaines au PNOD
Cigogne noire Ciconia nigra Black Stork 3 au PNOD
Cigogne épiscopale Ciconia episcopus Woolly-necked Stork 4 au PNNK
THRESKIORNITHIDAE
Ibis falcinelle Plegadis falcinellus Glossy Ibis 3 au PNOD
Ibis hagedash Bostrychia hagedash Hadada Ibis Une dizaine à GOU 1 au PNNK
Ibis sacré Threskiornis aethiopicus Sacred Ibis SAL, X 10 au PNOD
Spatule blanche Platalea leucorodia White Spoonbill SAL, X 10 au PNOD
Spatule d'Afrique Platalea alba African Spoonbill Des dizaines ds une île du SAL, X 10 au PNOD
PHENICOPTERIDAE
Flamant rose Phoenicopterus ruber Greater Flamingo SAL PNOD
Flamant nain Phoenicopterus minor Lesser Flamingo PNOD
ANATIDAE
Dendrocygne veuf Dendrocygna viduata White-faced Whistling-Duck 150 dans le SAL, 15 à GOU, dizaines de milliers dans le PNOD
Oie d'Egypte (Ouette d'E.) Alopochen aegyptiacus Egyptian Goose 6 PNOD
Oie(-armée) de Gambie Plectropterus gambensis Spur-winged Goose Nombreuses au PNNK et PNOD
Canard casqué (à bosse) Sarkidiornis melanota Knob-billed Duck 5 au PNOD
Canard pilet Anas acuta Northern Pintail PNOD
Sarcelle d'été Anas querquedula Garganey X 1000 au PNOD
Canard souchet Anas clypeata Northern Shoveler PNOD
ACCIPITRIDAE
Elanion blanc Elanus caeruleus Black-shouldered Kite 1 à GOU (Kantora), 1 au PNOD
Elanion naucler / Naucler d'Afrique Chelictinia riocouriiElanus riocourli African Swallow-tailed Kite 1 à N'Dangane, houspillé par des corbeaux-pie, 1 au PNOD
Milan noir Milvus migrans Black Kite Présent un peu partout, nbrx à DAK, quelques uns à GOU
Aigle pêcheur / Pygargue vocifère Haliaetus vocifer African Fish Eagle Assez fréquent le long de la Gambie (vu en couple), au PNNK et au PNOD
Percnoptère brun Necrosyrtes monachusNeophron monachus Hooded Vulture SAL, GOU
Vautour africain Gyps africanus African White-backed Vulture SAL PNNK
Vautour Oricou Aegypius tracheliotus Lappet faced vulture 1 SAL
Circaète Jean-le-Blanc Circaetus gallicus European Snake Eagle 7 fois à GOU, 1 PNOD
Circaète brun Circaetus cinereus Brown Snake Eagle 6 dans le secteur de GOU
Circaète cendré Circaetus cinerascens Smaller Banded Snake Eagle 2 à GOU
Bateleur des savanes Terathopius ecaudatus Bateleur Eagle PNNK, aérodrome de Simenti
Petit serpentaireSerpentaire gymnogène Polyboroides radiatusGymnogène typus African Harrier Hawk Plusieurs à GOU dont 1 immature
Busard des roseaux Circus aeruginosus Marsh Harrier 5 fois dans le SAL, 3 PNOD
Autour gabar Micronisus gabarMelierax gabar Gabar Goshawk 3 à GOU (Miissirah-Gounass) 1 au PNNK
Autour chanteur Melierax metabates Dark Chanting-Goshawk 2 à Gou
Autour tachiro Accipiter tachiroAccipiter Toussenelii African GoshawkRed Chested Goshawk 1 dans le SAL
Epervier shikra Accipiter badius Little Banded Goshawk 6 fois à GOU
Busard des sauterelles Butastur rufipennis Grasshopper Buzzard Très nombreux à GOU
Buse unibande Kaupifalco monogrammicus Lizard Buzzard 1 au au PNNK
Aigle ravisseur Aquila rapax Tawny Eagle 1 au PNNK
Aigle de Wahlberg Aquila wahlbergi Wahlberg's Eagle 2 ou 3 à GOU
Aigle martial Polemaetus bellicosus Martial Eagle 1 au PNNK (Damantan)
PANDIONIDAE
Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus Osprey Nbrx dans le SAL, 3 GOU, 2 PNOD, 1 à DAK
FALCONIDAE
Faucon crécerellette Falco naumanni Lesser Kestrel 1 PNOD
Faucon ardoisé Falco ardosiaceus Grey Kestrel 3 à GOU
Faucon de CuvierHobereau africain Falco cuvieri African Hobby 1 à GOU
PHASIANIDAE
Pintade communePintade de Numidie Numida meleagris Helmeted Guineafowl Uniquement au PNNK
Poule de rocher Ptilopachus petrosus Stone Partridge GOU et PNNK
Francolin commun Francolin à double éperon Francolinus bicalcaratus Double-spurred Francolin peu nombreux au bord du Saloum, + nombreux dans le Sénégal oriental
RALLIDAE
Râle noir Râle à bec jaune Amaurornis flavirostraLimnocorax flavisrostra Black Crake X 10 au PNOD
Talève sultanePoule sultane Porphyrio porphyrio Purple Gallinule 3 PNOD
HELIORNITHIDAE
Grébifoulque du Sénégal Podica senegalensis African Finfoot Vu 6 fois (un seul jeune) dans 5 lieux différents à GOU
GRUIDAE
Grue couronnée Balearica pavonina Black Crowned Crane Dizaines au PNOD
JACANIDAE
Jacana à poitrine dorée Actophilornis africana African Jacana 1 dans le SAL, n à GOU PNNK et X 100 au PNOD
BURHINIDAE
Oedicnème du Sénégal Burhinus senegalensis Senegal Thick-knee SAL, nombreux à GOU, et PNOD
HAEMATOPOPIDAE
Huîtrier pie Haematopus ostralegus Eurasian Oystercatcher SAL
CHARADRIIDAE
Petit gravelot Charadrius dubius Little Ringed Plover SAL, PNOD
Grand gravelot Charadrius hiaticula Ringed Plover Siné Saloum 2
Gravelot à collier interrompu Charadrius alexandrinus Kentish Plover PNOD
Gravelot à front blanc Charadrius marginatus White-fronted Plover SAL
Pluvier argenté Pluvialis squatarola Grey Plover SAL
Vanneau caronculéVanneau du Sénégal Vanellus senegallus African Wattled Lapwing SAL peu vu, fréquent à GOU
Vanneau à tête blanche Vanellus albiceps White-headed Lapwing Nombreux à GOU et PNNK
Vanneau à tête noire Vanellus tectus Black-headed Lapwing GOU
Vanneau éperonné (armé) Vanellus spinosus Spur-winged Lapwing SAL GOU PNOD
Bécasseau minute Calidris minuta Little Stint PNOD
Bécasseau cocorli Calidris ferruginea Curlew Sandpiper SAL
Chevalier combattantCombattant varié Philomachus pugnax Ruff 2 PNOD
Bécassine des marais Gallinago gallinago Common Snipe 1 PNOD
Barge à queue noire Limosa limosa Black-tailed Godwit SAL, PNOD
Barge rousse Limosa lapponica Bar-tailed Godwit SAL
Courlis corlieu Numenius phaeopus Whimbrel SAL
Courlis cendré Numenius arquata Eurasian Curlew SAL
Chevalier gambette Tringa totanus Common Redshank SAL PNOD
Chevalier aboyeur Tringa nebularia Greenshank SAL GOU PNOD
Chevalier sylvain Tringa glareola Wood Sandpiper SAL GOU PNOD
Chevalier guignette Actitis hypoleucos Common Sandpiper Présent partout SAL GOU PNOD
Tournepierre à collier Arenaria interpres Ruddy Turnstone SAL
RECURVIROSTRIDAE
Echasse blanche Himantopus himantopus Black-winged Stilt SAL,GOU, nombreuses au PNOD
GLAREOLIDAE
Pluvian d'EgyptePluvian fluviatile Pluvianus aegyptius Egyptian Plover 5 à GOU, 6 au PNNK
Courvite isabelle Cursorius cursor Cream-coloured Courser X 10 au PNOD
Glaréole à collier Glareola pratincola Collared Pratincole 1 immature au PNOD
LARIDAE
Mouette à tête grise Larus cirrocephalus Grey-headed Gull Fréquente dans le Saloum, PNOD
Goéland railleur Larus genei Slender-billed Gull SAL
STERNIDAE
Sterne hansel Sterna niloticaGelochelidon nilotica Gull-billed Tern SAL
Sterne caspienne Sterna caspia Caspian Tern SAL et PNOD
Sterne royale Sterna maxima Royal Tern SAL
Sterne caugek Sterna sandvicensis Sandwich Tern SAL PNOD
Sterne naine Sterna albifrons Little Tern SAL et PNOD
Guifette moustac Chlidonias hybridus Whiskered Tern PNOD
Guifette noire Chlidonias niger Black Tern PNOD
Guifette leucoptère Chlidonias leucopterus White-winged Black Tern PNOD
PTEROCLIDIDAE
Ganga de GambieGanga quadribande Pterocles quadricinctus Four-banded Sandgrouse Plusieurs groupes au Niokolo qui tardent à s'écarter de la piste
COLUMBIDAE
Pigeon à épaulettes violettesColombar waalia Treron waalia Bruce's Green Pigeon GOU, PNNK
Emerauldine à bec rouge Turtur afer Blue-spotted Wood Dove 2 à GOU
Emerauldine à bec noir Turtur abyssinicus Black-billed Wood Dove Quelques unes à GOU
Tourterelle du CapTourterelle masquée Oena capensis Long-tailed Dove PNOD
Pigeon de Guinée Columba guinea Speckled Pigeon Assez fréquent SAL GOU, 1 à DAK
Tourterelle à collier Streptopelia semitorquata Red-eyed Dove Présente un peu partout
Tourterelle maillée Streptopelia senegalensis Laughting Dove commune
PSITTACIDAE
Youyou du Sénégal Poicephalus senegalus Senegal Parrot SAL assez fréquent, GOU
Perruche à collier Psittacula krameri Rose-ringed Parakeet SAL GOU
MUSOPHAGIDAE
Touraco violet Musophaga violacea Violet Turaco Assez fréquent (7 fois) à GOU et sur les bords de la Gambie
Touraco gris Crinifer piscator Grey Plantain-Eater Fréquent à GOU, le long de la Gambie
CUCULIDAE
Coucou de Levaillant Oxylophus levaillantii African Striped Cuckoo 2 à GOU
Coucou didric Chrysococcyx caprius Didric Cuckoo 1 à GOU*
Coucal de Grill / Coucal noirou Centropus grillii Black Coucal 1 immature à GOU
Coucal du Sénégal Centropus senegalensis Senegal Coucal Rencontré partout, SAL et PNOD, omniprésent à GOU
STRIGIDAE
Chouette-pêcheuse de Pel Scotopelia peli Pel's Fishing-Owl 2 à GOU
APODIDAE
Martinet des palmiers Cypsiurus parvus African Palm Swift Commun un peu partout
Martinet des maisonsM. à dos blanc Apus affinis Little Swift n à GOU
Martinet à ventre blanc Apus melba Alpine Swift GOU*
ALCEDINIDAE
Martin-chasseur à tête grise Halcyon leucocephala Grey-headed Kingfisher Fréquent à GOU
Martin-chasseur à poitrine bleue Halcyon malimbica Blue-breasted Kingfisher 1 à GOU
Martin-chasseur du Sénégal Halcyon senegalensis Senegal Kingfischer SAL, très fréquent à GOU, PNOD
Martin-pêcheur pygmée Ceyx pictaIspidina picta African Pygmy Kingfisher 2 à GOU, 1 PNOD
Martin-pêcheur huppé Alcedo cristataCorythornis cristata Malachite Kingfisher SA GOU
Martin-pêcheur azuré Alcedo quadribrachys Shining-blue Kingfisher 1 à GOU (Wassadou)
Alcyon géant Ceryle maximaMegaceryle maxima African Giant Kingfisher Plusieurs à GOU (Gambie, Kantora), 1 PNNK
Alcyon pie Ceryle rudis Pied Kingfisher SAL GOU PNOD PNNK
MEROPIDAE
Guêpier nain Merops pusillus Little Bee-eater n GOU
Guêpier à gorge rouge Merops bulocki Red-throated Bee-eater Fréquent à GOU
Guêpier d'OrientPetit guêpier vert Merops orientalis Little Green Bee-eater Quelques uns à GOU et PNNK
Guêpier de Perse Merops persicus Blue-cheeked Bee-eater SAL, X 10 PNOD
Guêpier écarlate Merops nubicus Carmine Bee-eater Plusieurs dizaines à GOU et au PNNK
CORACIIDAE
Rollier à ventre bleu Coracias cyanogaster Blue-bellied Roller 3 à GOU, plusieurs au PNNK
Rollier d'Abyssinie Coracias abyssinica Abyssinian Roller Vu partout
Rolle africainRolle violet Eurystomus glaucurus Broad-billed Roller SAL, GOU très nombreux perchés dans la journée, chassant en bandes le soir sur la Gambie
PHENICULIDAE
Moqueur Irrisor moqueur Phoeniculus purpureusP. P.erythrorhynchusP. senegalensis Green Wood-Hoopoe SAL GOU
BUCEROTIDAE
Calao à bec rouge (petit) Tockus erythrorhynchus Red-billed Hornbill Omniprésent
Calao à bec noir (petit) Tockus nasatus African Grey Hornbill Vu un peu partout sauf Djoudj
CAPITONIDAE
Barbu de VieillotBarbican de Vieillot Lybius vieilloti Vieillot's Barbet SAL 1
Barbican à poitrine rouge Lybius dubius Bearded Barbet 2 GOU
INDICATORIDAE
Grand Indicateur Indicator indicator Greater Honeyguide 1 GOU
Pic gris Dendropicos elachus Little Grey Woodpecker 1 à GOU
Pic cardinal Dendropicos fuscescens Cardinal Woodpecker 1 à GOU
ALAUDIDAE
Cochevis huppé Galerida cristata Crested Lark n PNOD
Moinelette à oreillons blancsAlouette moineau à or. blancs Eremopterix leucotis Chestnut-backed Sparrowlark 2 dans le SAL
HIRUNDINIDAE
Hirondelle de rivage Riparia riparia Common Sand Martin PNOD
Hirondelle à ventre roux Hirundo semirufa Red-breasted Swallow GOU*
Hirondelle rousseline Hirundo daurica Red-rumped Swallow GOU*
Hirondelle de fenêtre Delichon urbica House Martin GOU*
MOTACILLIDAE
Bergeronnette printanière Motacilla flava Yellow Wagtail PNOD
Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea Grey Wagtail PNOD
Bergeronnette grise Motacilla alba Pied Wagtail SA GOU PNOD
LANIIDAE
Bagadais casqué Prionops plumata Long-crested Helmet-Shrike Dizaines dans le PNNK
Gonolek de Barbarie Laniarius barbarus Common Gonolek Aucun dans le SAL ! nombreux à GOU
Corvinelle (à longue queue) Corvinella corvina Yellow-billed Shrike 1 dans le SAL, nombreuses à GOU
Loriot doré Oriolus auratus African Golden Oriole 1 PNNK 1 Gambie
STURNIDAE
Merle métalliqueChoucador à oreillons bleus Lamprotornis chalybaeus Blue-eared Glossy Starling SAL GOU
Merle métallique à longue queueChoucador à longue queue Lamprotornis caudatus Long-tailed Glossy Starling Commun SAL GOU
Piqueboeuf à bec jaune Buphagus africanus Yellow-billed Oxpecker SAL
CORVIDAE
Piacpiac africain Ptilostomus afer Piapiac Fréquent à GOU
Corbeau pie Corvus albus Pied Crow DAK, SAL, GOU
PYCNONOTIDAE
Bulbul communBulbul des jardins Pycnonotus barbatus Common Bulbul Commun un peu partout
MUSCICAPIDAE (Turdinae)
Tarier pâtre Saxicola torquata Common Stonechat 2 à GOU
MUSCICAPIDAE (Timaliinae)
Cratérope à tête noire Turdoides reinwardii Blackcap Babbler n à GOU
Cratérope brun Turdoides plebejus Brown Babbler n à GOU
MUSCICAPIDAE (Sylviinae)
Phragmite des joncs Acrocephalus schoenobaenus Sedge Warbler 2 au PNOD
Rousserolle effarvatte Acrocephalus scirpaceus Reed Warbler 1 GOU, n PNOD, (chanteurs)
Camaroptère à dos gris Camaroptera brachyuraCamaroptera brevicaudata Grey-backed Camaroptera 1 GOU
Erémomèle à dos vert Eremomela pusilla Green-backed Eremomela 1 SAL, 3 à GOU, 1 au PNNK
MUSCICAPIDAE (Muscicapinae)
Gobemouche drongo Melaenornis edolioides Black Flycatcher Fréquent à GOU
Gobemouche des marais Muscicapa aquatica Swamp Flycatcher GOU
MUSCICAPIDAE (Monarchinae)
Gobemouche caronculé à collierPririt à collier Platysteira cyanea Scarlet-spectacled Wattle-Eye Souvent entendu à GOU, vu 1 fois
Moucherolle de paradis Terpsiphone viridis Paradise Flycatcher 1 à GOU
NECTARINIIDAE
Soui-manga à longue queue (petit)Soui-manga pygmée Anthreptes platurus Pigmy Long-tailed Sunbird 1 à GOU
Soui-manga à poitrine rouge Nectarinia senegalensis Scarlet-chested Sunbird 1 SAL 2 GOU 1 PNNK
Soui-manga éclatant Nectarinia coccinigastra Splendid Sunbird 1 en partie aval de la Gambie
PLOCEIDAE
Tisserin gendarme Ploceus cucullatus Village Weaver Très commun un peu partout
Tisserin à tête noire Ploceus melanocephalus Black-headed Weaver GOU*
Euplecte ignicolore Euplectes orix Red Bishop Nombreux dans le SAL (N'Dangane )
Alecto à bec blanc Bubalornis albirostris Buffalo Weaver SAL
Moineau gris Passer griseus Grey-headed Sparrow Assez fréquent à N'Dangane (SAL)
Moineau des buissonsPetit moineau soulcie Petronia dentata Lesser Rock Sparrow Une dizaine à GOU
Combassou du Sénégal Vidua chalybeata Village Indigobird GOU*
ESTRILDIDAE
Amadine cou-coupé Amadina fasciata Cut-throat Weaver 3 dans le SAL
Astrild à joues orange Estrilda melopoda Orange-cheeked Waxbill n au PNNK
Astrild bec-de-corailBec de corail cendré Estrilda troglodytes Black-rumped Waxbill 1 GOU, 1 au campement du Lion, PNNK
Astrild queue-de-vinaigre Estrilda caerulescens Lavender Firefinch Présent à GOU et PNNK
Cordon-bleu à joues rouges Uraeginthus bengalus Red-cheeked Cordon-Bleu SAL, GOU
Amarante communAmarante du Sénégal Lagonosticta senegala Red-billed Fire-Finch Vu partout
Mammifères du Sénégal
Phacochère Phacochoerus aethiopicus GOU, PNNK, PNOD
Hippopotame Hippopotamus amphibius GOU, PNNK
Guib harnaché Tragelaphus scriptus PNNK
Cob de Buffon Kobus kob Peu nombreux au PNNK
Ecureuil fouisseur ou terrestre Euxerus erythropus GOU, PNNK
Ecureuil de Gambie (Hélioscure) Helioscurus gambianus PNNK
Chacal doré Canis aureus DJ
Babouin de Guinée Papio cynocephalus GOU, PNNK
Patas ou singe rouge Erythrocebus patas GOU, PNOD
Vervet ou Singe vert ou Callitriche Cercopithecus aethiops GOU, PNNK
Roussette Eidolon helvum GOU
REPTILES
Varan du Nil Varanus niloticus Partout où il y a de l'eau
Crocodile du Nil Crocodilus niloticus 1 au PNNK, 1 au PNOD
Indéterminés :
Céphalophe sp, au PNNK
Mangouste sp au PNNK
Tortue sp…au PNNK
Serpent noir, 2 m environ… 3 fois sur les rives de la Gambie,
Papillons : Des dizaines de milliers ? dans la partie Est du PNOD.
RAPPORT NATIONAL SUR LE DEVELOPPEMENT HUMAIN
Le Sénégal 145ème sur 162 pays
Le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et le gouvernement viennent de publier la deuxième édition du rapport national sur le développement humain au Sénégal intitulé " Gouvernance et développement humain. Ce dernier rapport arrive après la parution, en 1998, du premier rapport intitulé " Développement humain et sécurité humaine ". Il confirme les données de 1998 relatives à l’’Indice de développement humain (Idh) qui classe le Sénégal, à la 145ème place sur un total de 162 pays au niveau mondial
A côté des données macroéconomiques qui analysent les agrégats comme l’évolution du Produit intérieur brut (Pib), des finances publiques, de la dette, du Produit par habitant, et de l’aide publique au développement au cours de la décennie 1990–2000, le rapport qui compte quatre grands chapitres, s’est intéressé aux indicateurs de croissance, comme l’indice de développement humain, l’indice de pauvreté, étudiés région par région.
Analysant l’indice de la pauvreté humaine dans toutes les régions du Sénégal, le rapport signale que pour des questions relatives à l’accès l’eau potable, par exemple, au cours de l’année 1995, on note que 88 % des populations de Kolda sont aujourd’hui privées d’eau potable. Ziguinchor, avec 76 % de personnes privées d’eau potable, n’est pas mieux lotie ; alors que Tambacounda, en troisième position, compte un effectif estimé à 61 % de sa population qui n’ont pas accès à l’eau potable.
L’analyse des tableaux est également élargie aux populations privées de soins de santé primaire. Si à Dakar, on note zéro besoin ( ce qui est à vérifier), à Kolda par contre on note 88, 5 % de personnes sans accès à ces mêmes soins. Suivent ensuite Fatick, (87,6%), Diourbel, (83,9%), et Kaolack (81%) qui sont les régions les plus en difficulté en matière de demande de services sanitaires.
Indice de dénuement : Kolda en tête
Autre indicateur traité dans ce rapport des Pnud, le dénuement économique par région. Kolda est encore en tête, avec un pourcentage de 70,17% de populations dans le dénuement économique. La région du Fouladou est suivie de Ziguinchor (58,70%), Tambacounda (54,70%). Rappelons que ces dernières estimations ont également été publiées au cours de l’année 1995. A ces différents indicateurs, on pourrait ajouter, le taux de malnutrition, estimée pour chaque région et selon la taille, l’âge, le poids. Ici, encore Dakar est encore la région la moins touchée. Fatick est par contre la seule localité située au–dessous de la moyenne nationale.
Mais quel que soit le critère retenu, il ressort que la malnutrition est beaucoup plus accentuée à Kolda, avec 34% de la population-cible touchée autant, selon la taille et l’âge, le poids et l’âge.
Ainsi, si le rapport note que le taux de mortalité a connu une baisse substantielle entre 1960 et 1986, en passant de 25 à 18 pour mille, il reste à un niveau relativement élevé.
Indicateur de pauvreté humaine : le Sénégal 80ème sur 90 pays
L’Indice de développement humain (Idh) classe encore le Sénégal, à la 145 place sur un total de 162 pays au niveau mondial. Ainsi, même si les experts notent que l’Idh s’ est beaucoup amélioré ces dernières années, il reste encore à un niveau très faible (0,429 en 1999).
Le même indice connaît de fortes disparités régionales et seules les régions comme Dakar et Ziguinchor parviennent aujourd’hui à franchir la barre des 0,5. Ces deux entités s’écartent d’ailleurs considérablement de celles situées au bas de l’échelle comme Diourbel et Louga. Juste à côté, " l’indicateur sexo–spécifique du développement humain ", (Isdh) classe le Sénégal dans une meilleure position, à la 130 ème position au niveau mondial alors que le troisième indice dit " Indicateur de pauvreté humaine " (Iph) le positionne à la 80ème place sur un total de 90 pays.
Outre la faiblesse de la participation des femmes dans les sphères de décision et dans les secteurs-clés de l’économie, dénoncée par le rapport, il reste beaucoup à faire, malgré les efforts notoires de l’actuelle équipe dirigeante. Dernier indice étudié par les experts, " l’indice de pénuries de capacités " (Ipc) qui présente une moyenne nationale élevée de 50,70% et de fortes disparités régionales estimées à 24,73% à Dakar contre un gouffre de 60,77%, pour Tambacounda et sa région.
" Ces chiffres, ont affirmé les signataires du rapport, montrent que des efforts importants doivent être menés par le gouvernement pour améliorer le niveau de développement humain au Sénégal. "
Dans ses grandes lignes, le rapport démontre que le développement n’est pas seulement la conséquence de processus économiques mais qu’il est le résultat de l’interaction entre les politiques économiques et sociales et les modes de gouvernance. L’étude a surtout mis l’accent sur l’impact des politiques sur le développement humain au Sénégal qui serait plus important si les institutions de la République étaient plus respectueuses des droits du citoyen, si les réformes économiques étaient mieux fondées sur les principes d’égalité et d’équité et si les politiques sociales étaient plus aptes à atténuer la vulnérabilité des plus démunis.
Selon le rapport " le gouvernement du Sénégal doit donc porter un intérêt accru à la gouvernance politique mais économique. C’est à cette seule condition qu’il parviendra à remplir sa mission qui est de créer les conditions d’une plus grande efficacité dans les efforts de développement et assurer, dans un horizon proche, l’amélioration des conditions de vie des populations. "
Elaboré par un pool d’universitaires et de consultants, à la tête desquels l’économiste Moustapha Kassé, le document devrait permettre au gouvernement du Sénégal, de mieux orienter et définir ses politiques sectorielles.
Le lancement officiel de ce rapport aura lieu le 26 juillet à l’hôtel Méridien président, sous la présidence effective du Président Abdoulaye Wade.
Le Sud Quotidien (24/7/2002)
Mame Aly KONTE & Yacine KANE (Stagiaire)