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| Sur le fleuve Sénégal | A la Gloire du Chêne et du Baobab |
| Awa |
A toi qui a su rencontrer mon regard, A vous qui marchez sans me voir
FUGITIVE SENEGAL
Caressés dans un souffle,D'inconstante fraicheur,
Envahis du silence,
Crépitants de mille becs,
Les corps drapés s'avancent.
Majestueuse langueurDes ombres du désert.
Les mots perdent leur sens ;
Souffrances inexprimables,
Sourires chargés d'espoir.
Loin des mots prononcés,
Le regard, par instant,
Dans un rêve éveillé,
Inspire un doux parfum.
Et, toujours ... l'impuissance.
Et deux mondes se croisent,
Compagnons d'un destin,
Aussi proche que lointain.
Enveloppés de moiteur,
Dans des corps tiraillés,
Les esprits se regardent
Dans le miroir du sable,
Et le vent du désert
Brûle notre détresse.
A. B.
Dakar, 31 août 1998
En guise de voeux pour l'an 2000 Dans un monde incertain, où la vie, sans arrêt
Contredit les devins, je voudrais annoncer
Pour fin de millénaire, un âge riche en pardons ,
Un éclat de Lumière, et l’espoir de dire Non.
Vouloir ne suffit pas, quand il reste tant à faire.
Pouvoir est une chimère qui joue de ses appâts.
Il nous reste le Faire, en guise de viatique
A l’aube d’une nouvelle ère, espérée, fantastique.
A.B.
janvier 2000
SENEGAL, OH SENEGAL ! Tu es Belle,
Belle et fragile !
Belle et docile,
Dans ce monde si cruel.
On se prend à t'aimer,
A te vouloir rebelle,
Et ton sourire figé,
Me laisse un goût de sel.
Tu sais si bien cacher,
Toutes tes cicatrices,
Tu sais si bien parler,
Qu'on oublie d'être triste.
Sénégal, oh, sénégal,
Reine d'un carnaval
Qui cherche encore son Roi,
Comprends-tu mon émoi ?
A. B. (décembre 2000)
En hommage à Léopold-Sedar Senghor
Ainsi Senghor s'en est allé,Ineffable mélancolie,
Vide tant redouté,
De l'amour sans vie.
Destin exceptionnel,
Mariage des cultures,
Regard universel,
Pour briser tous les murs.
Chanter pour ne pas pleurer,
Rire pour ne pas subir,
Rêver pour accepter,
Lire pour ne pas haïr.
Ainsi soit-il.
A.B. (24/12/2001)
Un Soir de lune,S’élance dans un beau rêve
Un corps, tout en beauté,Dans une belle chevauchée,Nue a travers dunes.
La chevelure pour se noyer,Les seins tout de sensualité,En rouge et noir et trot secretAwa, ma nouvelle Eve,Dans mon Miroir a pénétré !
Miroir, Oh ! Mon Miroir !Soulage mon desespoirAi-je droit de le croire ?Allongé près de
toi
Et cela malgré
toi,
Dans un monde
d’interdits
Où je n’ai pas de
vie,
Séparé d’un
rideau,
Protecteur de ta
peau,
Sans pouvoir te
toucher,
Au risque de te
blesser,
Rongé par tous ces
doutes qui habitent mon âme,
Il me reste des
rêves pour te retrouver femme.
Ton cours se
laisse aller,
Mais c’est pas
pour m’aimer.
Ton sourire
resplendit,
Mais un autre te
sourit.
Allongé près de
toi,
Mon âme s’en est
allée sur les pas du Fogny
Rechercher cette clé qui ouvre sur la vie !
A la Gloire du Chêne et du Baobab
A
toi, qui recherche l’infini,
A
toi, que le rire oublie,
A
toi, qui connaît la mélancolie,
Que
l’Espoir à nouveau te sourit !
A
toi, qui désespère de la bonté des Hommes,
A
toi, qui souffre du pouvoir de personne,
A
toi, qui n’entend plus que les cloches sonnent,
Que
l’Espoir à nouveau te donne !
Oui
l’Honneur existe,
Oui,
le mensonge est le Mal,
Non,
la parole n’est pas vénale,
Non,
le crime n’est pas sans risque !
Que
notre entente se consolide,
Que
la confiance balaie le vide,
Enfants
du Chêne, écoutez vous
Les
Fils du Baobab toujours debout ?
A.B. (janvier 2009)