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Chênes et Baobabs Solidarité avec le Sénégal Comprendre le Sénégal |

Comprendre le Sénégal : les fêtes en 2006 :
La Tabaski 2006 : Fête musulmane appelée chez les arabes l’Aïd el Kébir (c’est la fête du mouton). C’est la fête la plus importante de l’année au Sénégal. Dieu aurait demandé à Abraham d’égorger son fils pour prouver sa foi. Abraham très croyant aurait pris un couteau pour égorger son fils et au moment où la lame toucha son cou, un mouton prit sa place épargnant ainsi une vie humaine. Depuis les musulmans égorgent des moutons pour la fête du mouton. L’immense problème au Sénégal est que tous les musulmans même les plus pauvres se sentent obligés d’acheter un mouton (ce qui n’est d’ailleurs pas obligatoire selon le Coran). Les prix des moutons flambant à cette période (Jusqu’à 2500FF soit 380€ le mouton), beaucoup de famille, se ruinent, s’endettent et hypothèque le reste de leur année pour acheter le plus beau mouton du pays. Pour l’étranger, c’est l’aubaine d’arriver quelques jours avant la Tabaski puisque tous les commerçants tentent d’écouler leurs stocks de marchandises à très bas prix.... Le 10 janvier 2006 et 31 décembre 2006 (deux dans la même année civile, c'est rare - tous les 66 ans pour être exact !!!)
Nouvel an musulman ou Hégire : 31 janvier 2006
La Tamkharite Le 9 février 2006 : La Achoura, communément appelée Tamkharite, est le dixième jour du calendrier musulman ou Hégire. Historiquement c'est une fête juive (Youm Kippour, fête de l’expiation durant laquelle il faut jeûner, en souvenir du ‘jour où Dieu donna la victoire à Moïse et aux fils d’Israël sur Pharaon et ses hommes’) Pour les chiites c'est un jour de deuil en la mémoire du décès de Hussein au combat. C’est au Sénégal une fête mineure bien que les impératifs commerciaux et l’élévation du niveau de vie la rendent un peu plus animée chaque année. C’est la tradition pour ceux qui le peuvent de tuer un boeuf ce jour sacré. C’est aussi un bon moment pour se retrouver en famille est manger du lax, un plat de mil et de maïs arrosé de lait caillé et de sucre. Délicieux ! (le 29 jan en 2007 et le 19 janvier en 2008).
Le Maouloud 2006 : Fête commémorant la naissance du prophète Mamadou (Mohammed) en 570 après Jésus-Christ. Le 11 avril 2006
Les Magals et autres fêtes confrériques dont le
Grand Magal de Touba le 19 mars 2006 : C’est une fête
de la congrégation musulmane Mouride. Il y en a plusieurs commémorant les
retours d’exil du fondateur du Mouridisme Cheikh Amadou Bamba, ses arrêts
dans des gares (non, non je déconne pas, y'a un Magal pour commémorer par
exemple son arrêt en gare de Louga....). De très nombreux fidèles se rendent
à Touba et des centaines de milliers de sénégalais défilent dans les rues.
Du côté des Layènes ont fêtera l'appel de Seydina Limamoulaye, le fondateur
de la confrérie le samedi 25 août 2006.
Ramadan 2006 : Période non-recommandée pour aller au Sénégal: les musulmans du pays sont fatigués, accablés par la soif et la faim, les impératifs religieux rendent parfois l'atmosphère lamentable pour les étrangers : embouteillages à l'heure de rupture du jeûn, changement d'horaires, prières à répétition, etc.... Si vous allez au Sénégal à cette période, choisissez d'aller sur le Petite Côte chrétienne ou encore mieux : en Casamance. Du 24 septembre au 24 octobre 2006 à + ou - un jour en fonction des confréries (du 13/09 au 13/10 en 2007 et du 02/09 au 02/10 en 2008)
La Korité 2006 : C’est la fête qui célèbre la fin du Ramadan, le jeun d’un mois effectué par les musulmans. C’est une des fêtes les plus importantes de l’année. Dans tous les endroits du Sénégal, tam-tam et djembés jouent jusqu’à des heures avancées de la nuit pour célébrer la fin d’un mois de privation. Le 24 octobre 2006, à + ou - un jour en fonction des confréries. (le 13 octobre en 2007 et le 2 octobre en 2008)
Comprendre le Sénégal en analysant la vie dans le village de Nguekokh
Le pré-diagnoctic d'Amélie Marin (Volontaire du Progrès en poste dans le cadre du partenariat avec Chênes et Baobababs) sur Nguekokh (février 2003)
Un article paru dans le quotidien "Le Sud" du 24 janvier 2003 : l'inauguration du centre international d'accueil et de formation de Nguekokh
Une description de la route qui mène de Mbour à Dakar en passant par Nguekokh (actuellement la route a été complètement refaite et est très belle)
Les relations économiques au sein de la Commune de NGUEKOKH (rapport de l'enquête effectuée par Marie Astrid AUBRY, Pauline CRESSON et Etienne de GIOVANNI, étudiants à L'Institut Supérieur du Commerce de Paris, lors de leur stage d'entreprise réalisé dans le cadre de l'association "Chênes et Baobabs" en juillet et août 2001)
Une élégante beauté nguékokhoise Le jumelage avec Brugheas-Le Donjon et Saint-Yorre |
Autres infos sur Nguekokh |
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Présentation de la commune : Nguekokh est située à environ 70 Km au Sud de Dakar, sur la route de MBour, à environ 20 Km de l'océan. Nguekokh appartient à la Région de Thiès et au Département de M'Bour. Les villages proches ont pour nom : Djillakh, Keur Massouka, Ngaparou, Tanguis, Tene Toubab. De son nom sérère, NGUEKOKH évoque une terre d'asile pour tous ceux qui sont à la quête de Justice, de Paix et de Dignité. Jusqu'au 5 septembre 1996, Nguekokh était le chef-lieu de la communauté rurale et de l'arrondissement du même nom, composés respectivement de 21 et de 62 villages. Depuis cette date, Nguekokh est devenu commune de plein exercice avec un conseil municipal de 30 membres élus démocratiquement pour 5 ans avec à sa tête un Maire et deux adjoints. Nguekokh est environnée de baobabs, de terres de culture et de prairies. Malgré sa jeunesse et son manque de moyens, la commune a déployé beaucoup d'efforts. |
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![]() Une équipe de foot d'une l'ASC de Nguekokh (équipement fourni par "Chênes et Baobabs") |
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Autres informations sur Nguekokh La vie associative : Il existe dix groupements de femmes. La responsable des différents groupements de femmes est Mme Satou Ndoye . La vie culturelle : Le Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) ; le maire d'Nguekokh est le président du conseil d'administration. L’animateur en est M. Cheikh Tidiane Sané (à gauche sur la photo). La vie religieuse : L’iman ratib de la grande mosquée de Nguekokh est M. El Hadj Babou Sarr . Les infrastructures ; Nguekokh dispose : - d’un marché central sous la responsabilité de M. Mamadou Diol Les activités économiques principales concernent : le secteur agricole (élevage de zébus et d’ovins), le commerce et l’artisanat. |
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Le colège d'Enseignement Moyen de Nguekokh est en relation avec le collège Antoine de Saint-Exupéry de Varennes-sur-Allier. La salle informatique du collège, administrée par Mr Moustapha Sall, a bénéficié d'une connexion internet grâce au financement de l'association "Chênes et Baobabs" |
La population scolarisable comprend environ 2540 enfants. La commune dispose de deux écoles élémentaires comptant 15 classes fréquentées par 1576 élèves. Depuis sa création, la commune a réussi, avec ses modestes moyens, à réhabiliter trois classes. Le collège d'enseignement moyen général dirigé par Mr Mamadou Dieye (photo ci-dessus) accueille les heureux admis de l'élémentaire à l'entrée en sixièmepour une préparation à l'accès au lycée et à l'université. Le collège de Nguekokh entretient des relations privilégiées avec le Collège Antoine de Saint-Exupéry de Varennes-sur-Allier. (voir le compte-rendu du voyage aller en mars 2001 des collégiens de Varennes et le projet de voyage retour en septembre 2001 des collégiens de Nguekokh). Un foyer d'enseignement moyen pratique dirigé par Mr Khalifa Diakhaté (voir le compte-rendu de l'entretien avec Cyril Derout) offre une formation dans les options "menuiserie bois" et "menuiserie métallique". L'école maternelle de Nguekokh dirigée par Mme Diop-Coulibally est en relation avec l'école maternelle de Louroux-Bourbonnais. ![]() Un foyer de la Femme, qui sera réhabilité grâce au financement d'un organisme allemand (AWO), dispensera sous peu outre une alphabétisation, un enseignement en couture, broderie et teinture. La bibliothèque municipale a été réfectionnée par la commune. Les travaux ont été réceptionnés fin juin 1998 ; elle est maintenant opérationnelle. |
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le logo du comité de jumelage |
Trois communes de l'Allier ont décidé en 2000 de répondre favorablement à la demande de jumelage avec Nguekokh ; ce sont les communes de Brugheas (Mr Jean-claude Senneterre, Maire), Le Donjon (Dr Jacques Cortez, conseiller général, Maire) et Saint-Yorre (Mr Jesus Moran, Maire). Le comité de jumelage est actuellement présidé par Mme Michelle Skrypczak. En juin 1999, le secrétaire général de Nguekokh, Joseph-Alexandre Mané, a fait un stage dans cinq mairies de l'Allier dont Brugheas, Le Donjon et Saint-Yorre (lire le compte-rendu). |
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LE CENTRE DE LECTURE ET D'ANIMATION CULTURELLE (CLAC) Entretien du 27 octobre avec Cheikh SANE, conseiller municipal de Nguekokh délégué à la jeunesse et responsable du CLAC. HISTORIQUE : Le CLAC est une structure que l'on rencontre fréquemment dans les communes. Il fait office de bibliothèque et salle culturelle. Le maire d'Nguekokh est le président du conseil d'administration. FONCTIONNEMENT : Les inscrits, au nombre de 115, sont principalement les écoliers et collégiens de Nguekokh. Sont également inscrits les enseignants. L'adhésion est de 500 FCFA par an. Les livres viennent majoritairement de l'agence pour la francophonie (au TOGO). Après sélection, il reste dans les rayons 50% d'œuvres françaises et 50% d'œuvres africaines, en rapport avec la demande. UTILISATION : Le CLAC est ouvert d'octobre à juin. La grande salle sert à animer des conférences (Droits et devoirs civiques, sensibilisation aux traitements anti-poliomyélite). Elle sert également aux répétitions des pièces de théâtre jouées par les ASC. [Les Associations Sportives et Culturelles fonctionnent de juillet à septembre et ont pour activités principales le football et le théâtre]. L'installation d'un matériel de projection de cinéma est en projet. AVENIR : Le souhait du responsable est de transformer le CLAC en une véritable MJC, en stimulant les activités.
Entretien avec Monsieur Khalifa Diakhaté, directeur de l'EMP de Nguekokh, le 25 octobre 2000 HISTORIQUE Ecole fondée en 1981, qui s'étend sur 5 ha dont 2 ont été attribués au Collège d'Enseignement Moyen lors de sa création. La Banque Mondiale a financé l'EMP de 1981 à 1988. FONCTIONNEMENT Les élèves ont entre 14 et 16 ans. Ils entre généralement à l'EMP suite à un échec à l'examen d'entrée en sixième. Ils viennent d'un rayon de 10km autour de Nguekokh, et habitent souvent dans une partie de la famille qui est à Nguekokh même. M. Diakhaté fait état d'une réelle pauvreté de ces élèves. La formation dure 3 ans, (parfois 4 si les travaux pratiques manquent de matière), et délivre une attestation de suivi d'études, pas un diplôme, après l'examen général qui a lieu en fin de cycle. L'école comprend une salle d'enseignement général, un atelier de menuiserie(18 élèves), et un atelier de menuiserie métallique (20 élèves). Les élèves choisissent leur spécialité dès la première année.
DESINTERET GENERAL Depuis la décentralisation, les écoles primaires et les collèges sont gérés par les conseils régionaux. L'EMP ne profite pas de cette réforme et reste sous contrôle de l'Etat. L'école reçoit une subvention de fonctionnement de l'ordre de 110 000 CFA pour 6 mois. Il n'existe pas d'inspecteur pour l'enseignement technique au Sénégal. Les inspecteurs du primaire assurent cette mission, sans compétence particulière.
ACTIVITES Les commandes extérieures font le plus souvent office de support aux TP. D'autres réalisations de l'EMP ont également facilité la vie rurale autour de Nguekokh, par exemple des charrettes utilisées pour le transport de marchandises entre les villages alentour et le marché de Nguekokh. Avec l'aide financière de l'ambassade d'Allemagne, et en application pratique, l'école a pu construire un mur d'enceinte et installer des portes métalliques et ainsi améliorer les infrastructures. Le directeur a par ailleurs organisé un programme d'alphabétisation pour les femmes, ainsi qu'une formation " Conservation et Transformation des Fruits et Légumes ".
CONCLUSION M. Diakhaté se sent isolé quant au fonctionnement de l'EMP et étudie toute possibilité d'aide extérieure. Malgré le soutien oral du nouveau ministre de l'éducation, le directeur reste dubitatif sur quelque volonté de vouloir faire de l'enseignement technique une réalité. Nous confirmons avoir constaté le manque de moyens, de même qu'une certaine insalubrité des locaux.
Une jeune PME : LA S.A.P.R.E.T. (Sahélienne de Production et de Recherches Technologiques) Entretien du 2 novembre 2000 avec Boubakar NDEUON (président).
DIFFICULTES RENCONTREES Depuis sa création, la SAPRET a montré qu'elle était une entreprise fiable, tant au niveau de ses interlocuteurs que de ses produits. Aujourd'hui, la SAPRET souhaite améliorer ses performances en franchissant un nouveau cap : La SAPRET a besoin de machines industrielles performantes (tour, fraiseuse, ordinateur..). Ces investissements nécessitent un minimum de garanties financières, or la trésorerie acquise sert à surtout payer le travail administratif. En effet, tous les devis sont faits sur traitement de texte, à l'extérieur. Les courriers sont également sous-traités. (M. NDEUON : " On ne peut décemment pas faire de devis manuscrit "). Les fax passent par les télécentres. Chaque page imprimée, chaque fax coûte 600 F CFA. La SAPRET souhaite dorénavant éliminer ces coûts et réaliser elle-même son secrétariat. Elle envisage, à terme, d'embaucher une secrétaire. Enfin, M. NDEUON fait mention du recours nécessaire à un expert comptable, lui aussi très coûteux.
FORMATION La SAPRET a montré un intérêt certain quant au Centre International de Formation. Dès que celui-ci serait opérationnel, elle pense détacher deux ou trois personnes si les thèmes suivant sont abordés : - Informatique - Comptabilité - Gestion d'entreprise
UN G.I.E. AGRICOLE : Pourquoi ? comment ? Entretien du 26 octobre 2000, avec Pascal TINE - 32 ans, ouvrier agricole Mission catholique de MBOUR BP 41 - NGUEKOKH Tel : 957.77.81. HISTORIQUE Pascal a travaillé huit ans pour CARITAS avant que celle-ci cesse son activité. En juillet 2000, le ministre de la jeunesse a créé les "vacances citoyen", afin d'intéresser la jeunesse rurale au travail de sa terre. D'une part pour freiner l'exode rural, d'autre part pour stimuler l'agriculture, trop souvent délaissée au profit de postes administratifs. Avec quatorze personnes, Pascal a monté le projet de défrichage d'un champ pendant ces vacances citoyen. Ils ont argumenté de leur intention de pouvoir se servir de ce champ pour démarrer un G.I.E. agricole. Pascal et son groupe ont été sélectionnés pour l'attribution d'une subvention (30 000 CFA pour le mois et pour le groupe).
POURSUITE Cette somme leur a permis d'acheter des graines de pastèques et le minimum de pesticides. Pascal est le seul à avoir été formé à l'agriculture, les quatorze autres membres sont inexpérimentés, mais guidés par Pascal. Pour la poursuite effective de l'exploitation du champ, l'état devrait prochainement leur accorder une autre subvention pour la construction d'un puits.
FORMATION Pascal montre un réel intérêt à ce que tous les membres de ce futur G.I.E. suivent une formation minimale sur les thèmes suivants : - Productivité Un Groupement de Femmes : TOUT NEKH Entretien du 30 octobre avec l'association du groupement des femmes, du quartier KHEURE SIDY, à Nguekokh. HISTORIQUE L'association existe depuis environ 15 ans, elle réunie 56 femmes entre 30 et 40 ans. La présidente est Mme Ndeye Ngom Seck. Cette association a pour but de promouvoir la solidarité et l'entraide entre femmes.
FONCTIONNEMENT A tour de rôle chaque femme accueille une fois tous les 15 jours les membres du groupement. A chaque réunion, toutes versent 1100 CFA pour la femme qui reçoit, c'est une façon de contribuer aux dépenses de sa vie quotidienne, et d'offrir un soutien pour son commerce.
FORMATION Une délibération à huis clos à révélé trois thèmes souhaités dans le cadre du CIF : - Transformation et conservation de fruits et légumes - Formation teinture - Formation batik
Suite à ces informations, un entretien a eu lieu avec une potentielle formatrice en teinture et en batik : Mamo Thiorro Ndiaye. Entretien avec Mme Mamo Thiorro NDIAYE, une Nguékokhoise candidate à offrir des formations en Batik et Teinture Entretien du 30 octobre avec Mamo Thiorro NDIAYE Quartier Keursidy s/c de Mamadou DIOP - NGUEKOKH Département de MBOUR Mme NDIAYE a suivi trois formations à l'école privée " Centre Secteur 1 " de Dakar : - batik - sérigraphie - teinture Sa formation a duré 2 mois, suite à cela Mme NDIAYE est devenue elle même formatrice dans l'école. Le coût de ces études s'élèvent à 25000 CFA/mois
FORMATIONS Suite à l'entretien, deux possibilités ont été formulées : 1/ BATIK La durée serait de 2 semaines, et comporterait l'apprentissage des techniques de l'art batik. Madame Thiorro Ndiaye a également énoncée le besoin de matériel pour mener à bien une éventuelle formation. 2 / TEINTURE La durée serait de 1 à 2 semaines, et comporterait une partie théorique sur l'apprentissage des couleurs et des mélanges. La partie pratique consisterait à la mise en place des techniques de teinture. La nécessité de matériel est également présente. Entretien du 6 novembre 2000, avec Yoro GADIAGA. Route de Tene Toubab NGUEKOKH - Dpt de MBOUR HISTORIQUE M. Gadiaga pratique depuis quelques années la sculpture. Ce n'est pas sous la forme de GIE, mais plutôt d'atelier artisanal et familial que cela fonctionne. La fourniture de ses bois se fait à MBOUR. La fabrication est entièrement manuelle, avec de simples râpes et couteaux à bois. FORMATION M. Gadiaga souhaite développer l'idée d'une initiation à la sculpture traditionnelle africaine. La rémunération souhaitée est de 4500 à 5000 FCFA
Une PME qui fabrique des produits phytothérapiques : BIOPHARMA Entretien du 2 novembre 2000 avec Mr Cheikh FALL, phytothérapeute et président du G.I.E BIOPHARMA Tél. 957 77 69 - BP 1055 NGUEKOKH - MBOUR. ORGANISATION Biopharma, créée en 1996, est une pharmacopée traditionnelle. Il en existe moins de dix au Sénégal. Elle est unique par son hygiène et ses méthodes modernes. Sa croissance importante l'a fait passé de une à quarante six personnes. Y collaborent : - Un directeur (Cheikh FALL) - Un superviseur général (Elhadji GAYE) - Une secrétaire - Vingt commerciaux répartis dans tout le Sénégal - Douze délégués médicaux - Onze personnes à la fabrication et au conditionnement des médicaments
ACTIVITES CONSULTATIONS : M. FALL, Phytothérapeute non médecin est chercheur/observateur CCTAS (Centre Communautaire des Technologies Appropriées pour la Santé) consulte dans son cabinet. (Consultation : 1000 FCFA).S'il y a pathologie lourde, orientation du patient vers le dispensaire. CONCEPTION : Les compositions sont traditionnelles et composées avec les 741 plantes recensées. FABRICATION : Les plantes proviennent des villages aux alentours.Volonté de BIOPHARMA d'avoir sa propre exploitation..Le conditionnement est artisanal mais très soigné. VENTE : Les délégués médicaux jouent le rôle de visiteurs auprès des médecins et des hôpitaux.Les commerciaux réalisent les ventes.Les délégués font le suivi.
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Un article paru dans le quotidien "Le Sud" du 24 janvier 2003 :
Nguékokh étrenne son centre international
Le village de Nguékokh, situé sur la route de Mbour, étrenne depuis le 15 janvier dernier un Centre international d’accueil et de formation réalisé par l’Organisation non gouvernementale " Chènes et Baobabs-Solidarité Bourbonnais Sénégal ". La cérémonie a eu lieu à Nguékokh en présence du préfet du département de Mbour, du président de " Chènes et Baobabs-Solidarité Bourbonnais Sénégal ", de son directeur général Emmanuel Sarr et des membres du Conseil d’administration.
Ce centre se propose d’accueillir et d’héberger pendant tout le temps de leurs formations, des fonctionnaires et des élus locaux Sénégalais ou d’autres nationalités africaines dans différentes disciplines. Les propositions qui sont soumises au gouvernement sénégalais intègrent plusieurs filières de formation en informatique, en alphabétisation en langues nationales Wolof, Pulaar et Sérère mais aussi en français, en anglais, en espagnol et en allemand. Le projet propose également une formation aux accompagnateurs opérant dans le secteur du tourisme intégré.
Une délégation du Conseil général de l’Allier (France) conduite par le président Gérard Dériot a fait le déplacement de Ngékokh pour les besoins de l’inauguration, avant d’être reçue par le ministre de la Coopération décentralisée et de la planification régionale Soukeyna Ndiaye Ba.
Moussa DIOP (Le Sud Quotidien du 24 janvier 2003)
Une description de la route qui mène de Mbour à Dakar en passant par Nguekokh (article paru dans Le sud Quotidien du 16 octobre 2001)
Un tunnel de la mort long de 43 km
Au moment où Dakar et Thiès attendent leur autoroute en cours de construction, Mbour, elle veut une route. Site touristique de valeur internationale, établi sur une zone de pêche dont la renommée, depuis Joal, a fait le tour du monde, Mbour est, depuis des années, reliée à Dakar et Kaolack par des routes où seul le miracle empêche tous les jours des accidents mortels. Sans aéroport, ni aérodrome, la partie du Sénégal la plus fréquentée, après Dakar, par les étrangers en vacances et les adeptes des week-ends au bord de l'océan, est sans doute l'une des plus sous-équipées en infrastructures routières. Depuis la presqu'île du Cap vert jusqu'au lac Somone et Mbour, un long tunnel de la mort a été tracé involontairement par les législateurs d'une certaine époque, faisant annuellement des victimes tuées sans doute par l'imprudence de conducteurs au volant, mais aussi par l'état defectueux d'une route qui, tant dans ses contours, sa conception et son tracé, a fait son temps.
Une véritable route, voilà ce que demandent aujourd'hui, transporteurs, chauffeurs, jeunes des villes et villages de la Petite côte sénégalaise de Mbour à Joal, en passant par Ndiass, la Somone, Ngaparou etc. Bosselée à certains endroits, bourrée crevasses à d'autres, tracé à volonté dans des zones plus basses, pour contourner la roche tout autour du massif de Ndiass et aux abords du Plateau calcaire de Thiès, la route qui mène à Mbour est difficile, et dangereuse. Sur les 80 km qui séparent la ville de la petite côte à la capitale sénégalaise, seul l'axe Dakar-Bargny-Diamniadio présente moins de risque. Sur cette voie agrandie il n'y a guère, la pluie a certes fait quelques dégâts, mais laisse encore en bon état le bitume.
Pour faire les 80 km qui mènent à Mbour, la tranquilité du voyageur dans sa voiture comme dans un transport en commun, est troublée par des appréhensions relatives au mauvais état de la route observable depuis les vitres de la voiture. De nuit comme de jour, ce voyage vers Dakar ou vice versa, qui ne devait ressembler qu'à une promenade à travers la savane soudano-sahélienne, en cette période de luxuriance, est un parcours fait d'obstacles divers qui peuvent conduire tout imprudent du confort d'un véhicule au cimetière, ou mieux à l'hôpital.
Comme dans un film d'action, le scénario commence par un évènement insolite. Ici, la sortie de Mbour, avec à l'angle qui sépare les routes de Dakar et de Kaolack, un énorme creux, envahi par l'eau et au milieu duquel gît un véhicule. Transformé en radier, il y a moins d'un an, à l'aide d'une aplat en béton armé, tous les véhicules qui entrent ou sortent de Mbour, sont obligés de la contourner en entrant dans la station d'essence d'à côté. De peur de subir le même sort que le chauffeur imprudent.
Sur les cinq premiers kilomètres qui séparent la ville de la station touristique de Saly, le calvaire du voyageur commence. A côté de la mauvaise voie, vieille et mal grattée, s'ajoute la prolifération de trous immenses de près d'un mètre de profondeur que les chauffeurs contournent encore au prix de mille acrobaties qui menacent à tout moment d'envoyer le véhicule dans le décor.
Le voyage de nuit est encore plus périlleux, avec les véhicules en tous genres venant en sens contraire qui allument leurs phares oubliant d'alterner les lumières comme l'exige le code de la route. A la sortie du village de Gandigal, jusqu'à la sous-préfecture de NGuékhoh, le danger est omniprésent. Sur une route déjà trop vieille, qui n'a pas été renouvelée depuis plus dix ans, les rafistolages n'ont fait qu'aggraver la situation. Un flanc de la voie est en bon état alors de l'autre côté, toutes les parties sont bourrées de crevasses qui peuvent affecter les plus solides voitures.
Dix kilomètres déjà et sortie de Nguékhoh, en direction de Sindia. Un autre couloir de la mort. Un pont surplombe le prolongement du lac Somone, mais aucun panneau ne l'indique. Tout juste après, un long virage, l'un des plus tortueux sur le chemin de Dakar, est situé à cet endroit. Rendu dangereux par l'état de délabrement du bitume, le chemin est traversé régulièrement par des ânes. Aucun autre panneau ne le signale. Les habitués qui y passent, en venant de Mbour, l'empruntent en prenant la voie à gauche plus en état avec le risque de voir surgir dans l'autre sens, à la sortie du virage un camion ou autre véhicule.
Cet endroit du trajet a été le témoin de plusieurs accidents, il y a quelques années et il le reste encore du fait de l'imprudence des chauffeurs obligés de faire des accrobaties pour sortir de ce "trou". L'entrée à Sindia réserve encore d'autres surprises avec une voie plus étroite et plus basse. Ici, on est dans la zone de passage des animaux, troupeaux de boeufs, ânes en errance, ou un chaval en caballe.
Fréquemment, ces animaux sont à l'origine des accidents qui se produisent sur les lieux et qui font beaucoup de victimes, depuis que cette route existe. Déjà 20 km, et le corps ressent des secousses propres à des voyageurs qui auraient fait 100 km ou plus.
LE SOMMET DE NDIASS : Mauvais choix d'une route construite à 80 mètres de hauteur.
Sortie de Sindia, direction Diass. Domaine des trous et des virages. Là où à Kédougou, il a fallu décaper la montagne pour faire la route sur Tambacounda, à Mbour par contre, les moyens humains, financiers et techniques de l'époque ne l'avaient pas permis.
Les techniciens avaient semble-t-il, choisi une solution du moment, en faisant passer la route sur le sommet du massif. Résultat, quand on ne maîtrise pas son volant, la voiture passe sur le bas côté, si elle ne dérape pas, heurtant une autre venant en contresens. Jusqu'à l'entrée de NDiass, les chemins de l'apocalypse se poursuit. Sur cette route, très abîmée par les nombreuses pluies qui tombent annuellement dans cette cuvette, le chemin est difficile. Des nids de poules très dangereux sont observés sur des endroits très sensibles, le bord de la route en l'occurence, où le niveau du sol est parfois assez élevé.
L'autre danger du village de NDiass, est que dans la petite cité, ce qui peut être confondu à un marché est situé le long de la route. Et les braves femmes qui s'y installent dès le matin, guettent le moindre coup de frein d'un camion, ou tout autre véhicule, pour se jeter à corps perdu sur la route.
Des accidents y ont été signalés, avec la mort de quelques vendeuses, se souviennent encore, certains membres de ce village essentiellement peuplé de sérères vivant du maraîchage, de l'arboriculture.
Sans doute que la future création de l'aéroport permettra de développer une petite cité rurale, avec l'aménagement d'un grand marché aux fruits et légumes qui permettrait aux populations de s'éloigner de la route et de s'occuper ailleurs.
Après l'étape de Ndiass, cap sur Boukhou et Toglou, deux villages de plus petite dimension, mais qui ont aussi la similarité d'être situés le long de la nationale 1. Dès la sortie de Ndiass, un double virage vous attend après celui de l'entrée du village. Sur cette voie serrée où les balises de sécurité ont été usées par l'âge, il faut connaître la route pour passer. Entre les deux points de jonction des virages, il n'est pas rare de voir, des automobilistes sortir de positions dignes des coureurs de la Formule 1, pour se ranger devant tout le monde, guidés par on ne sait quel instinct. Au même moment, devant les "ho" de peur ou les "hé", de fureur des voyageurs, surgit des fourrés souvent un camion, qui manque de peu de cogner sur le véhicule d'en face.
Le voyage se poursuit dans ces conditions particulières, jusqu'à l'arrivée à Toglou, où il reste un dernier obstacle à passer : un double virage, pontué à la sortie par un pont de fortune, qui a vu s'effondrer en contrebas beaucoup de véhicules au volant desquels le chauffeur, sans doute rongé par la fatigue, dormait au volant du véhicule. En bas, dans le ravin fait de roche latéritique, dorment encore pour l'éternité des camions citernes, des véhicules plus petits qui ont chuté un jour, emportant la vie de leurs conducteurs, s'ils ne les ont pas rendus infirmes à vie.
Après ce pont, la voie est ouverte vers Diamniadio, et le voyageur chanceux, boucle les 43 km les plus longs de sa vie, avant d'arriver enfin sur une route à trois voies qui relie deux grandes villes :Thiès et Dakar.
Calvaire, le mot n'est sans doute trop fort pour décrire toute la situation. C'est cela malheureusement la route de Mbour, un tombeau ouvert, comme disent certains long de 80 km où sont également morts de fatigue, plusieurs malades évacués fréquemment en direction des hôpitaux de Dakar ou de Thiès.
Le principal danger sur cet axe vers Diamniadio est plus lié à la mauvaise conception d'un projet qui est aujourd'hui dépassé par l'urbanisation continue des villes de la petite côte tant à Mbour, qu'à Nguékhoh, à la Somone, à Joal et à Thiadiaye. L'autre contradiction est qu'en dehors de Dakar, Mbour est aussi la ville, la plus internationale au Sénégal.
Station balnéaire et site de conférence, elle ne dispose ni d'aéroport, encore moins d'un aérdrome. Et au moment où de nombreuses rencontres au niveau national et international se tiennent dans la station touristique de Saly, il est déplorable, signalent certains observateurs, que la route, principale voie d'accès à la ville en direction de Joal, Fatick ou Kaolack, soit maintenue depuis des décennies, dans un tel état.
DAKAR-RUFISQUE : L'impossibilité de faire 30 km en moins de quarante minutes.
A cause des embouteillages et de l'encombrement qui caractérisent les abords de "l'autoroute", 45 minutes sont nécessaires pour relier les 30 km qui relie Dakar à Rufisque. La première difficulté se situe au passage de la halte de Cambérène, où se retrouvent tous les jours dans les deux sens, plusieurs centaines de véhicules.
Sur cet axe, perdre dix minutes avant de passer est devenu un phénomène normal. Arrive quelques mètres plus loin, le passage de la grande agglomération pikinoise, dont la petite porte qui a fini de lui donner le nom célébre de dortoir ou cité ouvrière, est empruntée tous les jours par des milliers de véhicules camions, petite voiture, gros porteurs etc.) Les 500 mètres qui séparent cette porte du rond point de Cambérène se font en dix minutes aussi parfois surtout pendant les grands mouvements vers l'intérieur (Magal, Tabaski etc).
Et l'on arrive au point dit "Poste Thiaroye". A cet endroit, où selon les circonstances, on peut passer en cinq voire dix minutes, selon qu'il a plu ou non, le temps perdu permet à certains de s'interroger sur le sort de l'énorme cimetière de l'ex-Sotrac où sont entassées des centaines de bus, à d'autres de jeter un coup d'oeil sur l'intérieur de l'Auberge-Hôtel "Chez Charly" aujourd'hui, " Le Point d'eau", depuis la mort de son ancien locataire. Cette partie du trajet vers Rufisque, établie sur un bas-fond est la plus difficile à franchir quand tombe sur Dakar une pluie abondante. La route complètement envahie par l'eau est infranchissable. Et dire qu'on est sur une autoroute à cet endroit.
Passé cet obstacle, le voyage se poursuit vers Diamagueune, Mbao, et Rufisque. Ici, en dehors de la nouvelle bifurcation vers Mbao, on peut rouler assez rapidement jusqu'à l'entrée de Rufisque, autre ville très difficile à traverser, à cause d'une ciruclation très mal organisée dans le centre des affaires, qui fait face à la route. Ce passage est également pénible, du fait que la nouvelle autoroute assez large jusqu'aux portes de Rufisque, est réduite à une seule voie, aujourd'hui rétrécie par l'aménagement de trottoirs en constrcution sur les bords.
Rufisque pose problème encore pour tout élargissement de la voie, par le fait que la marché hebdomadaire organisé tous les vendredi, se passe sur les bords de la seule voie de passage obligé, sur les flancs du canal de l'est. L'entrée à Rufisque pose encore et toujours problème avec les immenses ronds-points aménagés à l'entrée et la sortie de la ville et dont le diamétre n'obéit à aucune norme de gestion de l'espace et de la fluidité de la circulation. Ce ne sont ni des espaces verts, ni des places fortes de la ville, mais des ronds-points au sens propre du terme, déplorent certains passants.
Ainsi, pour traverser tout Rufisque, que certains sont obligés de plus en plus de contourner, en passant par la voie de dégagement qui longe la ville du côté de l'ouest, et dont les principaux axes ont été refaits au béton dernièrement.
Un vrai cauchemar. C'est cela aussi le calvaire que vivent tous ces gens qui rentrent tous les jours à Rufisque , Bargny, Sébikhotane, Thiès, Mbour. Le nouveau régime du président Abdoulaye Wade, a sans doute le mérite de s'être lancé, dès ses premières heures, dans des projets de constructions routières comme jamais avant au Sénégal. De tous, Sokone-Karang, Mbour-Fatick restent des challenges importants. Mais il lui reste à faire de vraies autoroutes et beaucoup d'autres routes à l'intérieur du pays comme dans la proche banlieue de Dakar.
Mame Aly KONTE (Le Sud Quotidien du 16/10/2001)
Les relations économiques au sein de la Commune de NGUEKOKH (rapport de l'enquête effectuée par Marie Astrid AUBRY, Pauline CRESSON et Etienne de GIOVANNI, étudiants à L'Institut Supérieur du Commerce de Paris, lors de leur stage d'entreprise réalisé dans le cadre de l'association "Chênes et Baobabs" en juillet et août 2001 - Pour des raisons techniques les nombreux diagrammes n'ont pu être insérés.
La synthèse des résultats
L'objet de cette étude est la connaissance approfondie des relations économiques au sein de la commune de NGUEKOKH. Le manque d'informations à notre portée ne permettait pas d'aider de manière assez ciblée la commune, comme tel est le but de notre Association Humanitaire " Chênes et Baobabs ". Ainsi pour remédier à cette absence, il nous est paru intéressant de recueillir de plus amples informations sur ces relations économiques qui ne cessent actuellement de se développer.
Nous avons alors consacrer une semaine à la mise en forme d'un questionnaire aussi riche que possible. Nous avons abordés progressivement huit thèmes différents tels que :
- l'identification des interviewés
- l'alphabétisation
- les moyens de transport disponibles
- la mobilité des travailleurs
- les activités par rapport aux revenus
- les activités par rapport à la conjoncture
- les échanges de marchandises
et enfin, - la notoriété de l'Association " Chênes et Baobabs ".
Ensuite, quatre semaines ont été nécessaires pour interroger 94 représentants actifs de la vie économique de la commune.
Les difficultés rencontrées ont été des réticences à répondre aux questions concernant les revenus de chacun ou encore à prendre des rendez-vous compte tenu de l'emploi du temps chargé de nos interviewés. Outre ces problèmes minimes, l'enquête s'est effectuée correctement.
Et enfin, il nous a fallu une semaine pour analyser les informations obtenues et rédiger ce présent rapport.
V. ANALYSE
1. IDENTIFICATION DES INTERROGES
Toutes les personnes interrogées sont de nationalité sénégalaise.
¨ SEXE, AGE
Ainsi, sur 94 personnes interrogées, 21 sont des femmes et 73 sont des hommes.
Cette différence révèle une présence moins active des femmes dans la vie économique de NGUEKOKH, notamment dans le secteur du transport, de l' agriculture et de l'artisanat, où 100% des interrogés sont des hommes.
Cette plus faible proportion des femmes se retrouve au sein des industriels (30,8%), des fonctionnaires (16,7%) et dans le secteur des services aux personnes (29,4%).
Cependant, dans le domaine du commerce, les femmes représentent la majorité (61.1% des personnes interrogées).
La moyenne d'age des interviewés est de 37,6 ans, ceci montrant le dynamisme de la vie économique au sein de la commune.
¨ ETHNIE
58,5 % des personnes interrogées sont Wolofs.
18 % des personnes interrogées sont Sérères.
16 % des personnes interrogées sont Pulaars.
Enfin, les 7,5 % des interrogés restants, sont Diolas ou Mandingues.
Cette faible proportion de l'ethnie Sérère peut paraître surprenante dans une région à majorité Sérère. Cependant, de nombreuses personnes d'origine Sérère se considèrent Wolofs car ils maîtrisent mieux la langue Wolof.
¨ ORIGINE
48,9 % des personnes interrogées sont originaires de la ville de NGUEKOKH.
29,8 % sont originaires d'autres villes dans la région de THIES.
6,4 % sont originaires de la Région du Fleuve (FUTA).
5,3 % sont originaires de la région de DIOURBEL.
4,25 % sont originaires de la région de KAOLACK.
2,15 % sont originaires de Casamance.
2,15 % sont originaires de DAKAR.
1,05 % sont originaires de la région de FATICK.
L'exode de la population de NGUEKOKH n'est donc pas très important, puisque presque la moitié des personnes interrogées sont originaires de la commune.
2. ALPHABETISATION
¨ Maîtrise des langues
- 68,1 % des personnes interrogées savent lire et écrire le français.
- 57,5 % des personnes interrogées savent lire et écrire le wolof.
- 30,9 % des personnes interrogées savent lire et écrire l'arabe.
- 14,9 % des personnes interrogées savent lire et écrire l'anglais.
- 7,5 % des personnes interrogées savent lire et écrire le pulaar.
- 5,3 % des personnes interrogées savent lire et écrire l'espagnol.
- 4,3 % des personnes interrogées savent lire et écrire le sérère.
D'autres langues telles que le portugais, l'allemand, l'italien et le créole sont lues et écrites chacune par 1,1% des personnes interrogées.
Ces chiffres montrent une certaine instruction linguistique auprès des acteurs de la vie économique de la commune où un gros effort d'alphabétisation des langues nationales est entrepris (Wolof, Sérère et Pulaar).
Chez les fonctionnaires par exemple, 100% lisent et écrivent le français.
Chez les industriels: 92,3%, chez les agents des services aux personnes: 88,2%, chez les agriculteurs: 75%, chez les artisans: 58,8%, chez les commerçants: 38,9%, chez les transporteurs: 27,3%.
Cependant, 1,7 % des personnes interviewées sont totalement analphabètes.
¨ Niveau d'études
- 40,4 % de la population interrogée n'a jamais fréquenté l'école.
- 42,9 % de la population interrogée a achevé sa scolarité au cours de l'école primaire.
- 19,1 % de la population interrogée est allée jusqu'au collège.
- 14,9 % de la population interrogée est allée jusqu'au lycée.
- 3,2 % de la population interrogée a fréquenté l'école coranique.
En outre, 13,8 % des interrogés ont suivi des informations (post ou pré-bac) telles que : opticien, géographie, secrétariat / dactylographie, gestion des collectivités locales, gestion / comptabilité, informatique, mathématiques / physique, hôtellerie et droit.
¨ Voyages
67% des personnes interrogées n'ont jamais voyagé hors Sénégal .
32 % des personnes interrogées ont voyagé dans la sous-région (Mauritanie, Mali, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Côte d'Ivoire) ou encore en France en Allemagne, en Belgique en Suisse et en Tunisie.
On remarque donc que chez les personnes interrogées les destinations de voyage se limitent essentiellement à l'Afrique de l'Ouest et l'Europe Occidentale.
3. MOYENS DE TRANSPORT
19,1% des interrogés possèdent un moyen de locomotion,
Parmi eux, 11,7 % sont motorisés (mobylette, voiture ou car).
Cette faible présence de transports personnels pourrait montrer une difficulté de déplacement pour la population. Cependant, ce manque est compensé par la récente construction de la gare routière.
20,2 % des interrogés ont leur permis de conduire.
4. MOBILITE DES TRAVAILLEURS
79,8 % des personnes interrogées habitent NGUEKOKH.
5,3 % des personnes interrogées habitent THIES.
4,2 % des personnes interrogées habitent MBOUR.
3,2% % des personnes interrogées habitent DIOURBEL.
2,1% des personnes interrogées habitent KAOLACK.
2,1 % des personnes interrogées habitent POPONGUINE.
1.1% des personnes interrogées habitent FUTA.
1,1 % des personnes interrogées habitent LOUGA.
1,1 % des personnes interrogées habitent DAKAR.
Sur les 20,2 % non-résidents de NGUEKOKH,
15,8% reviennent chez eux tous les jours,
21% reviennent chez eux tous les week-end,
52,6% reviennent chez eux 1 fois par mois,
et 10,6 % reviennent chez eux seulement pour les fêtes.
De plus, nous avons remarqué que les personnes rentrant chez eux une fois par mois sont essentiellement les commerçants. En effet leur activité nécessite une présence assidue à leurs affaires.
Aujourd'hui 1/5ème de la population active de NGUEKOKH n'y réside pas. Ce chiffre tend à augmenter, avec le développement croissant de la commune et l'attrait qu'il suscite, à l'image de la ville de MBOUR.
5. ACTIVITES PAR RAPPORT AUX REVENUS
Nous avons porté cette étude des revenus mensuels sur l'activité principale des personnes interrogées.
Nous remarquons que la tranche la plus représentée est "20 000-50 000 Fcfa" ce qui vérifie bien la moyenne nationale des revenus.
En revanche, 1 personne interrogée sur 5 perçoit un salaire mensuel supérieur à 100 000 Fcfa.
Mais cette tranche la plus élevée des revenus concerne essentiellement le secteur public comme le montre les graphiques ci-dessous:
¨ Activités secondaires
54,25 % des personnes interviewées exercent une ou plusieurs activités secondaires.
Ce sont en majorité (46,3 %) des activités agricoles ou maraîchères.
Viennent ensuite des activités commerciales (24 %), publiques (9,3 %), artisanales (7,4 %), de transport (7,4 %), de service (3,7 %) et enfin industrielles (1,9 %).
Les activités secondaires sont d'importantes sources de revenu supplémentaire aux ménages.
En effet, 41,8 % des personnes exerçant une activité complémentaire parviennent à augmenter leur salaire mensuel d'environ 25 000 Fcfa. 4 % d'entre elles augmentent leur salaire d'environ 50 000 Fcfa et 2 % l'augmentent d'environ 100 000 Fcfa.
Ces apports peuvent être financiers ou matériels, comme le montre les nombreuses cultures vivrières.
Ainsi, 59,5 % des personnes interrogées estiment subvenir aux besoins de leur ménage.
¨ Aides extérieures
18,2 % des personnes interrogées reçoivent des aides de leur famille.
Ce pourcentage montre une forte solidarité familiale.
3,2 % des personnes interrogées reçoivent des aides d'organisations sous forme de crédits.
2,1 % des personnes interrogées reçoivent des aides de l'Etat.
Mais 76,6 % ne reçoivent aucune aide extérieure. Donc de nombreuses personnes doivent subvenir à leurs besoins par leur propres et souvent faibles moyens.
6. ACTIVITES PAR RAPPORT A LA CONJONCTURE.
Nous avons effectué cette étude de la conjoncture économique en fonction des deux grandes saisons de l'année: hivernage et saison sèche.
Nous remarquons que l'activité est nettement plus dynamique pendant les mois de décembre et janvier. Cette remarque s'applique essentiellement au secteur du commerce comme on peut le voir ci-dessous:
Certains secteurs ont une activité constante toute l'année. C'est notamment le cas du secteur public et le secteur du service aux personnes, indépendants du calendrier.
¨ Employeurs / Employés.
47,9 % des personnes interrogées travaillent pour leur propre compte. Cela prouve un certain esprit d'entreprendre donc un dynamisme pour la ville.
¨ Investissements.
Ce dynamisme se traduit aussi par de nombreux investissements.
En effet 45,7% des personnes interrogées ont récemment investit dans leur activité.
Parmi elles, 62,8% ont investit par autofinancement, 30,2% par le biais d'un crédit, 4,7% par le biais de tontine, et 2,3%grâce à des aides de l'Etat.
Le fort recours à l'autofinancement, peut s'expliquer par un manque de structures de crédit et d'aides de l'Etat, à cause et au profit de financements plus traditionnels.
De plus, nous avons remarqué que les crédits sont essentiellement accordés aux femmes en qui les organisations ont davantage confiance.
La faible présence de Tontine n'est pas étonnante, puisque ce mode de financement est essentiellement utilisé pour l'investissement personnel.
Les investissements dans les secteurs public, de l'industrie, de service aux personnes sont peu nombreux, mais très élevés.
En revanche, on assiste à des investissements atomisés pour le commerce, l'agriculture et l'artisanat.
¨ Difficultés rencontrées
Les personnes que nous avons interrogées se sont exprimées sur les difficultés qu'ils rencontrent pour exercer leur activité.
Tout d'abord le manque de matériel (33,3%) est le plus fréquent, suivit d'un manque de financement (31,3%). Il nous a aussi été signalé un manque de formation (13,6%), de débouchés (7,5%), de place (7,5%) et de main d'œuvre qualifiée (4,1%).
Enfin il a été souligné des difficultés de dédommagement, de réglementation, de voirie ainsi que des problèmes de reconnaissance.
Pour remédier à ces problèmes, un large champ d'action s'ouvre à la commune, en privilégiant les manques les plus récurrents.
7. ECHANGES DE MARCHANDISES
- 22,4% des matières fournies aux activités de NGUEKOKH viennent de NGUEKOKH même.
- 6% proviennent de l'arrondissement de NGUEKOKH
- 34,3% proviennent du reste du département de MBOUR
- 1,5% proviennent de la région de THIES
- 22,4% proviennent de DAKAR
- 6% proviennent du pays dans son ensemble
- et 7,5% proviennent de l'étranger
Ainsi les matières premières utilisées ne sont souvent pas disponibles sur place. Les professionnels rencontrent des difficultés d'approvisionnement, ils sont donc contraints de trouver des fournisseurs géographiquement éloignés.
En ce qui concerne la clientèle des activités de NGUEKOKH,
elle est de nature locale pour 83,5%,
12,4% sont des touristes
3,1% des grossistes
et 1% des entreprises.
- 37% de cette clientèle provient de NGUEKOKH même
- 26% proviennent de l'arrondissement
- 17% du département de MBOUR
- 9% de DAKAR
- 9% proviennent du reste du pays
- et 2% proviennent de l'étranger.
Les produits issus des activités de NGUEKOKH, sont essentiellement destiné à la population locale. Cependant 1/5ème sont vendus hors de la région, manifestant une certaine reconnaissance des produits de la commune.
¨ Formation
Pendant que 20,25% des personnes interrogées voudraient éventuellement changer de travail, 49% expriment leur souhait de suivre une formation (pour plus de détails sur les formations demandées, cf. plus loin).
8. NOTORIETE DE L'ASSOCIATION
39,4% de la population interrogées connaissent l'association "Chênes et Baobabs - Solidarité Bourbonnais Sénégal"
73,4% des personnes interrogés connaissent le Centre d'Accueil et de Formation de NGUEKOKH.
34% des personnes interrogées connaissent le Centre sans connaître le nom ni la fonctionnalité de l'association.
Et 26,6% des personnes interrogées ignorent tout de l'association.
Pour une meilleure efficacité de "Chênes et Baobabs", un effort de communication est à entreprendre. Cela permettrait d'avantage de reconnaissance et moins de réticence envers les actions menées.
La dernière question posée, concernait les attentes de la population active envers les relations entre la commune de NGUEKOKH et l'association "Chênes et Baobabs". Les réponses ont été diverses et nombreuses et nous allons essayer de les retranscrire le plus précisément possible.
Beaucoup nous ont exprimé leurs besoins de formations telles que:
- Arts ménagers (couture, cuisine…)
- Teinturerie
- Techniques de maraîchage (conservation fruitière…)
- Techniques agricoles
- Elevage
- Gestion
- Comptabilité
- Commerce
- Management
- Informatique
- Communication
- Nouvelles Technologies
- Electronique
- Santé hygiène
- Bâtiment (Maçonnerie, Electrique, Plomberie…)
- Mécanique
- Artisanat (menuiserie : bois, métallique)
- Encadrement de jeunes
- Ecole de conduite
- Coiffure
- Musique
- Hôtellerie
Ces formations doivent être surtout menées en faveur des femmes et des jeunes. D'abord l'association devra proposer une initiation , suivi d'un éventuel perfectionnement et ainsi créer une continuité des enseignements professionnels.
La dernière question nous a aussi apporté de plus précises informations quant à l'aide directe de l'association sur le terrain:
- Apporter des financements.
- Créer des projets pour développer des emplois, lutter contre le chômage, afin de réduire l'exode.
- Faire diminuer le taux d'analphabétisation
- Lutter contre la déperdition scolaire.
- Apporter des aides matérielles (matériel de laboratoire,…)
- Favoriser la recherche.
- Créer un centre de santé.
- Construire des puits et multiplier les vaccinations des animaux.
- Développement l'agriculture intensive.
- Aider la commune en matière de canalisations.
- Instaurer un esprit écologique.
- Développer les loisirs, les espaces verts au sein de la commune, les animations culturelles (centre de foot)
- Développement des relations durables entre la France et le Sénégal et créer des partenariats pour des échanges et promotion culturelles.
VI. CONCLUSION
Cette enquête est d'autant plus intéressante qu'elle concerne une commune en plein essor économique. En effet, NGUEKOKH est situé à un carrefour entre 2 pôles actifs, Dakar et Mbour, et les stations balnéaires touristiques de la Petite Côte. Ceci favorise le développement du commerce, des transports, et finalement tous les autres secteurs.
Parallèlement à cet avantage, la commune doit faire un effort en matière d'organisation, de scolarisation, et de salubrité.
VII. REMERCIEMENTS
Nous tenons vivement à remercier Khadidiatou Dieng pour son aide et son expérience sans qui il aurait été impossible de réaliser cette enquête.
Nous remercions toutes les personnes qui ont bien voulu répondre à nos questions, ainsi que la Mairie de Nguekokh pour son aide logistique.
Marie Astrid AUBRY
Pauline CRESSON
Etienne de GIOVANNI
(octobre 2001)